James Gladstone
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| James Gladstone | |
Portrait officiel réalisé vers 1958. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Sénateur du Canada | |
| – (13 ans et 2 mois) |
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| Circonscription | Lethbridge |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Mountain Hill, (Territoires du Nord-Ouest, Canada)[1] |
| Date de décès | (à 84 ans) |
| Lieu de décès | Fernie (Colombie-Britannique, Canada) |
| Nationalité | Canadienne |
| Parti politique | Conservateur indépendant (en) |
| Profession | Agriculteur Interpète Éleveur de bétail |
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James Gladstone, en siksika Akay-na-muka[N 1] né le dans les Territoires du Nord-Ouest et mort le à Fernie, en Colombie-Britannique, est un agriculteur, interprète et homme politique albertain, sénateur indépendant de Lethbridge de sa nomination en 1958 à 1971. Il est reconnu comme le premier Indien des Traités à être nommé sénateur au Canada.
Jeunesse et carrière avant la politique
James Gladstone est d'origine mixte, et n'est pas né en tant que membre des Premières Nations et a reçu son statut d'Indien seulement à l'âge de trente-trois ans. Son grand-père maternel William Shanks Gladstone est en fait un Scotto-Canadien né à Montréal en 1832 et qui est entré au service de la Compagnie de la Baie d'Hudson à l'âge de seize ans. Shanks Gladstone, alors dans les Territoires du Nord-Ouest, y épouse Harriet Leblanc, une Métisse d'origines crie, Isáŋyathi et canadienne française, avec qui il a six enfants, dont Harriet, née à Rocky Mountain House, dans l'actuelle province de l'Aberta, en 1859[2]. Harriet grandit d'abord avec des Métis et des explorateurs de l'Ouest canadien, et finit par marier un contremaître de l'industrie du bois, avec qui elle a quatre fils, dont James, surnommé « Jimmy », né en 1887[1].
Gladstone grandit sans son père et est élevé seul par sa mère. Il est interné à l'école résidentielle de St. Paul's, car son grand-père, un ministre anglican, a considéré que Gladstone pouvait y être nourri et logé et s'y ferait éduquer et élevé spirituellement[1]. Il étudie ensuite dans une école de mission anglicane dans la réserve de Blood, puis à partir de 1903 à école technique indienne à Calgary, où il apprend le métier d'imprimeur. Il effectue son stage auprès du Calgary Herald[1],[3].
Après la complétion de sa formation scolaire en 1905, Gladstone retourne dans la réserve de Blood, où il travaille comme interprète[1]. En 1911, il est embauché par la Police montée du Nord-Ouest en tant qu'interpète et agent de reconnaissance et a aussi travaillé comme postier dans sa réserve[2]. Il aurait été également typographe pour Calgary Herald pendant un certain temps[2]. Il marie Janie Healy, une membre de la réserve Blood et a par la suite été enregistré comme membre de la réserve[2]. Il s'y est établi en tant qu'agriculteur et éleveur de bétail reconnu[2], possédant plus de 720 acres en culture et 400 acres de pâturage en 1958[1],[4]. Il y travaille avec ses fils pour l'implémentation de l'agriculture dans la réserve et la modernisation de sa machinerie, avec l'arrivée d'un tracteur en 1920[4].
Carrière politique
En 1949, James Gladstone est élu président de l'association indienne de l'Alberta (en) et est en poste jusqu'en 1954. Certaines sources indiquent l'année de son élection comme 1945. Il est envoyé trois fois au Parlement fédéral à Ottawa pour faire pression sur l'amélioration de la Loi sur les Indiens.
Le , à l'âge de 70 ans, Gladstone est nommé sénateur par le premier ministre progressiste-conservateur John Diefenbaker[1]. Pour être éligible à son mandat, il a acheté une maison avec son épouse dans la municipalité voisine de Cardston[4]. Durant son mandat, il a été engagé dans la lutte pour les droits des Premières Nations, incluant le droit de vote pour les Premières Nations sans perte de leur statut, l'amélioration de l'éducation et une loi égale sur le permis de boire, entre autres. Il s'est associé comme conservateur indépendant, représentant les « plus de 160 000 Indiens [sic] sur le territoire [canadien] »[2]. Il a aussi lutté pour l'intégration des détenteurs de statut d'Indien dans les écoles secondaires de non-Indiens. Il a été membre de la commission pour les Affaires indiennes.