En 1991, dans un quartier ouvrier de Liverpool, un dénommé Michael Barrett affirme avoir reçu des mains d'un de ses amis un étrange cadeau. Il s'agit d'un manuscrit d'une soixantaine de pages, censément rédigé par James Maybrick. Ce journal intime (dont certaines pages ont été arrachées) dépeint Maybrick comme l'auteur des cinq meurtres imputés à Jack l'Éventreur.
Le journal est confié par la suite à un laboratoire d'analyses et passé au microscope à balayage électronique. Cette analyse accréditerait le fait que le manuscrit était bien de l'époque victorienne mais l'authenticité du document reste douteuse pour la plupart des scientifiques qui s'accordent à dire que le journal est un canular fabriqué a posteriori[1].
En 1995, Michael Barret confesse avoir fabriqué ce journal puis se rétracte, ce qui ajoute encore à la confusion concernant cette affaire[2].
Plusieurs critiques rejettent la véracité du journal et nient la thèse de l'identité Maybrick/Jack l'Éventreur. Parmi les arguments avancés figure l'âge de Maybrick. Ce dernier avait 50 ans lors du premier meurtre ; or, il est rarissime que ce type de criminel soit aussi âgé. De plus, Maybrick se déplaçait assez difficilement et avait la vue basse, alors que le meurtrier devait avoir la main sûre pour procéder à des mutilations aussi précises et aussi rapidement exécutées.