Jan Brokken parle plusieurs langues, dont le français[1]. Reconnu comme l'un des plus grands écrivains de son temps dans son pays[2], traduit dans de nombreux pays[3],[4], il demeure peu connu en France, du grand public comme des critiques. Seuls deux livres ont été traduits à ce jour en français : Les Âmes baltes en 2013 et Le Jardin des Cosaques en 2018.
Les critiques français commencent à s'intéresser à Jan Brokken lors de la traduction de son récit De kozakkentuin, paru à Amsterdam en 2015 et publié sous le titre Le Jardin des Cosaques. Jan Brokken se glisse dans la peau d'Alexandre von Wrangel, jeune magistrat envoyé - à sa demande - en Sibérie, où il rencontre Fiodor Dostoïevski. Les deux hommes s'apprivoisent, avant de lier une amitié qui traversera les années.
Le roman reçoit un accueil critique favorable, à l'image d'Arnaud de La Grange qui évoque, dans Le Figaro, une « plongée dans ces années mal connues - et pourtant fondatrices - de l'immense écrivain russe[5] ».
À la suite de ces recherches sur l'amitié entre Alexandre von Wrangel et Fiodor Dostoïevski, l'écrivain reconnaît avoir changé de regard sur ce dernier : « Je sais que Dostoïevski s'intéressait à chaque personnage qu'il décrit, à 1 000 %. Je le sais parce que j'ai vu comment il a créé ce livre. Dans les questions qu'il pose à Alexandre, il y a derrière quelque chose d'absolument vécu. Je trouve formidable d'avoir découvert ça, par une amitié et par ces lettres[1]. »