Il est le fils unique de Stefan Mikołaj Branicki(pl) (vers 1640-1709), panetier de la Couronne[4] et voïvode de Podlachie[5]. Il est le petit-fils de Jan Klemens Branicki (1624-1673)[6], maréchal de la cour de la Couronne, dont il a repris le second prénom, ayant été à l'origine baptisé Jan Kazimierz.
Durant la décennie qui suit, il se consacre assez peu à la vie publique, mais soit au domaine familial de Bialystok, qui inclut le palais Branicki, déjà embelli par son père, soit à des activités de loisirs chez d'autres magnats ou à la cour d'Auguste II, où il fait partie de la «Confrérie des ennemis de la tempérance»[7].
Dans les années 1720, il commence à accumuler les fonctions: il devient staroste de Bielsk Podlaski (1719); staroste de Krosno (1720); grand échanson de Lituanie[8] (1723); grand enseigne de la Couronne[9] (1724). Il est aussi député de Bielsk à la diète de 1724. En 1728, il est nommé général de l'artillerie[10] de la Couronne.
À la fin des années 1720, il lance une nouvelle campagne de travaux dans son palais de Bialystok, sous la direction de l'architecte saxon Johann Sigmund Deybel von Hammerau[11], par ailleurs au service d'Auguste II.
Son épouse meurt vers 1730; il se remarie avec Barbara Szembek (1709-1762), divorcée de Seweryn Jozef Rzewuski[12], mais ce mariage est dissous au bout de deux ans.
L'interrègne et la guerre de succession (1733-1734)
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Après le couronnement du roi, Jan Klemens Branicki est fait prisonnier par les partisans de Stanislas de la confédération de Dzikow[14]. Il va rester plusieurs mois prisonnier à Jaroslaw et à Kamieniec Podolski et acquérir ainsi des droits à la reconnaissance d'Auguste II.
Sous le règne d'Auguste III (1733-1763)
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En 1736, Branicki est nommé hetman de la Couronne[15], c'est-à-dire second responsable des affaires militaires dans le royaume de Pologne. Il obtient les starosties de Mostyska (1744), de Złotoryja (1750), puis de Bohouslav; il est aussi nommé voïvode de Cracovie (1746).
En 1745, il fonde une école militaire à Bialystok.
En 1748, il épouse Isabelle Poniatowska[16], opérant ainsi un rapprochement avec la faction Czartoryski, la Familia, dont la famille Poniatowski est un membre éminent. Mais ce rapprochement ne va pas être durable.
En effet, en 1752, il devient grand hetman de la Couronne, à la suite de la mort de Józef Potocki en 1751. Prenant sa succession, Branicki devient en même temps le chef du parti patriotique et républicain, opposé à la Familia, qui est pro-russe[17] et souhaite un renforcement du pouvoir exécutif (fin du liberum veto) et notamment du pouvoir royal (fin des élections).
Par la suite, il semble avoir établi des relations suivies avec la cour de France, notamment par le biais de l'ambassadeur de France de 1752 à 1758, Charles-François de Broglie, qui a séjourné à Bialystok en 1752, avant d'aller à Varsovie, et d'un Polonais au service de la France pendant la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), André Mokronowski, devenu lieutenant-général de la Couronne.
La guerre de Sept Ans, dans laquelle la France et la Russie sont opposées à la Prusse, provoquent un conflit entre l'hetman et la famille Potocki, et l'amènent à se rapprocher de nouveau des Czartoryski.
En 1762, il devient castellan de Cracovie, ce qui le place au sommet de la hiérarchie des sénateurs, avant les voïvodes. À cette date où la mort d'Auguste III est prévisible à court terme, Jan Klemens Branicki envisage de poser sa candidature au trône royal lorsque le moment sera venu.
Sous le règne de Stanislas II (1764-1795)
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Le mécène
Jan Klemens Branicki et sa troisième épouse sont des mécènes réputés d’art et de science.
Vers 1750, Branicki construit, à partir d'un bâtiment préexistant, sa résidence principale à Białystok. De style baroque, le palais Branicki est vite considéré comme le «Versailles de Podlachie» voire comme le «Versailles de Pologne»[18].
Notes et références
↑En polonais: herbu Gryf. Il s'agit d'armoiries claniques et non pas familiales.
↑Les sources françaises anciennes donnent parfois: Jean-Clément de Branicki.
↑Il ne peut pas s'agir de Séverin Rzewuski, qui est né en 1743. Il s'agit certainement de Seweryn Jozef Rzewuski (vers 1691-1754), comme noté sur une page du site généalogique My Heritage.
↑La royauté d'Auguste III sera définitivement reconnue en janvier 1736 par l'abdication de Stanislas Leszczynski, réfugié à Königsberg
↑Konfederacja dzikowska, dirigée par Adam Tarlo. Cf. page anglaise Dzików Confederation.
↑Les Czartoryski, qui étaient pro-français jusqu'en 1734, ont alors constaté que la France n'a pas de capacité militaire d'intervention en Pologne et ont décidé de s'appuyer sur la Russie, face à la Prusse, considérée comme l'État le plus dangereux pour la Pologne.
↑Dezobry et Bachelet, Dictionnaire de biographie, t.1, Ch. Delagrave, , p.38.