Janine Guise
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16e arrondissement de Paris
| Naissance | |
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| Décès |
(à 85 ans) 16e arrondissement de Paris |
| Nom de naissance |
Jeanne Georgette Coudurier |
| Surnom |
Jeanne Guise, Jeannine Guise, Jeanine Guise |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Période d'activité |
- |
Janine[Note 1] Guise, née Jeanne Coudurier le à Lyon et morte le dans le 16e arrondissement de Paris, est une artiste lyrique et une actrice française.
Également connue sous le nom de Jeanne Guise, elle a été active au théâtre et au cinéma de 1922 à 1941.
Jeunesse et vie privée
D'origine savoyarde[1] par sa mère (née à Servoz), Jeanne Georgette Coudurier naît en 1906 à Lyon[2],[3]. Son père, Marius Fleury Coudurier, employé, a épousé sa mère, Marie Rosine Valentine Simond, couturière, en 1899[4], un mois avant de partir travailler à Saïgon pour les grands magasins Courtinat, rue Catinat[5].
De retour à Lyon en 1903, Fleury Coudurier est à nouveau établi en 1908 à Saïgon. Il meurt en 1909 en rivière de Saïgon, tandis qu'il voyage à bord du Gange[6],[7], paquebot mixte des Messageries maritimes qui assure la ligne Marseille-Saïgon-Haïphong[8]. Sa veuve se remarie en 1913 à Hanoï avec François Lyard, ingénieur entrepreneur, ce mariage permettant la reconnaissance d'une fille, Raymonde, née l'année précédente[9].
En 1926, domiciliée à Paris, 24, rue Vineuse, avec sa famille[10] et sans profession, Jeanne Coudurier se marie avec un ingénieur[11]. Après son divorce en 1933, elle réside à nouveau avec sa mère, elle aussi divorcée[9], et sa demi-sœur, désormais établies au 44, avenue de la Grande-Armée[12],[13],[14].
Dite « artiste lyrique » et résidant 17, rue des Acacias, Jeanne Coudurier épouse en 1943 un directeur de compagnie d'assurances, dont elle divorce en 1954[15]. Elle se remarie en 1964 à Paris[3].
Carrière
En dehors de ses rôles sur scène et à l'écran, on sait peu de choses sur Janine Guise, connue également à l'époque pour ses prestations dans la mode[16], la publicité[17] et les concours d'élégance[18],[19].
Commencée en 1930, sa carrière cinématographique s'arrête avec la déclaration de guerre et, dès lors, on ne l'entendra pratiquement plus que sur scène et sur les ondes en tant que chanteuse[20],[21].
Elle fait une dernière apparition sur scène d' à dans Eulalie[22], une opérette de Raymond Souplex au Palace, et donne un ultime récital à la radio en mai de la même année[23]. Sa carrière ne reprend pas après son deuxième mariage, contracté en 1943[15].
Jeanne Coudurier meurt en 1992 à Paris[3].
Théâtre
- 1922 : Dicky, pièce policière en 3 actes et 4 tableaux de Paul Armont, Marcel Gerbidon et Jean Manoussi, au théâtre des Nouveautés (mai)
- 1923 : Rends-moi ce petit service, comédie en 3 actes d'Alex Madis, à la Comédie-Caumartin (décembre)
- 1927 : Tu m'épouseras !, pièce en 4 actes de Louis Verneuil, au théâtre de Paris (février)
- 1929 : L'Ennemie, comédie en 3 actes et 8 tableaux d'André-Paul Antoine, au théâtre Antoine (avril)
- 1929 : Amis comme avant, comédie en 3 actes d'Henri Jeanson, au théâtre Antoine (décembre)
- 1931 : Le Roi masqué, pièce en 1 prologue et 3 actes de Jules Romains au théâtre Pigalle () : Marcelle[24],[25]
- 1932 : Xantho chez les courtisanes, opérette en 3 actes de Jean Richepin d'après sa pièce, musique de Marcel Lattès, au théâtre des Nouveautés () : Thalie, première Grâce
- 1932 : Abracadabra, pièce en 3 actes de Curt Goetz, adaptation française d'André Mauprey et de Ninon Steinhoff, au théâtre des Arts (mai) : Agda Keruel[26],[27]
- 1933 : La Dubarry, opérette d'Albert Willemetz et André Mouëzy-Éon, musique de Theo Mackeben, au théâtre de la Porte-Saint-Martin () : Mme Du Barry
- 1934 : Par fil spécial, revue de Géo Charley, au théâtre des Deux-Ânes (février)
- 1934 : Dédé, opérette en 3 actes d'Albert Willemetz, musique d'Henri Christiné, au théâtre des Bouffes-Parisiens (juin) : Mme Chausson[28]
- 1934 : Sacha, opérette en 3 actes et 4 tableaux de Maurice Donnay, André Rivoire et Léon Guillot de Saix, musique d'André Messager et Marc Berthomieu, au théâtre de Monte-Carlo () : Raymonde[29]
- 1934 : Le Comte de Luxembourg, opérette en 3 actes de Robert de Flers et Gaston Arman de Caillavet, musique de Franz Lehar, au Trianon-Lyrique ()[30]
- 1936 : Mimosa, opérette en 3 actes et 4 tableaux de Laurent Roche, musique d'Auguste Auphan et de Peyhol[31], au Trianon-Lyrique (janvier) : Nelly[32]
- 1938 : V'là l' travail, revue de Rip et Albert Willemetz, au théâtre de la Renaissance ()
- 1938 : Vive la France !, revue en 2 actes et 18 tableaux de René Dorin, au théâtre des Nouveautés () : Mme Mauconduit / Mozart / la Ville de Paris / Elle[33],[34]
- 1940 : En plein nerfs, revue de René Dorin, au théâtre des Nouveautés du au [35] (plus de 200 représentations)[36]
- 1940 : Occupons-nous, revue en 15 tableaux de René Dorin et Georges Merry, au théâtre des Nouveautés ()[37]
- 1941 : Eulalie, opérette en 3 actes de Raymond Souplex, musique de Georges Matis, mise en scène de Maurice Poggi, au Palace () : Gisèle Verteuil[38]
Filmographie
- 1930 : Chérie, film en 9 parties de Louis Mercanton : Cora Falkner[39]
- 1931 : Nuits de Venise / Huit jours de bonheur, de Robert Wiene, version française de Pierre Billon : Jeanne Leclerc[40]
- 1933 : La Renaissance de la chanson française, court-métrage de Dick Blumenthal et Christian Chamborant[41]
- 1933 : Le Bien-aimé Lanouille / Bienaimé Lanouille d'Émile-Georges de Meyst
- 1933 : Paris-Soleil de Jean Hémard : Lucy Dormoy
- 1933 : Les Vingt-huit Jours de Clairette d'André Hugon : Bérénice[42]
- 1933 : Rien que des mensonges de Karl Anton : Claire
- 1933 : La Poule de René Guissart : Antoinette
- 1933 : Champignol malgré lui de Fred Ellis :Janine Champignol
- 1934 : Sidonie Panache d'Henry Wulschleger[43]
- 1935 : Le Voyage imprévu de Jean de Limur : Laurence de Tourville
- 1935 : La Mascotte de Léon Mathot : la princesse Fiametta
- 1937 : François Ier de Christian-Jaque : Maria
- 1938 : La Rue sans joie d'André Hugon : la détective
- 1938 : Café de Paris d'Yves Mirande et Georges Lacombe : Mademoiselle Aurillac