Jardin des Chartreux
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| Jardin des Chartreux | |
Vue générale. | |
| Géographie | |
|---|---|
| Pays | |
| Commune | Lyon |
| Quartier | Les Pentes de la Croix-Rousse (1er arr.) |
| Altitude | 212 m |
| Superficie | 1,03 ha |
| Histoire | |
| Création | 1855 |
| Caractéristiques | |
| Type | jardin public |
| Essences | oranger des Osages, hêtre pleureur |
| Gestion | |
| Ouverture au public | Oui |
| Lien Internet | Site officiel de la ville de Lyon |
| Localisation | |
| Coordonnées | 45° 46′ 07″ nord, 4° 49′ 15″ est |
| modifier |
|
Le jardin des Chartreux est un parc lyonnais d'environ un hectare[1], situé dans le 1er arrondissement de Lyon sur les Pentes de la Croix-Rousse, côté Saône et presque à la verticale au-dessus de la rivière. Le jardin longe le cours Général-Giraud entre la rue de la Muette et la place Rouville. Il est traversé par le passage Gonin, chemin piéton, qui relie le cours Général-Giraud au quai Saint-Vincent, le long de la Saône.
Le jardin doit son nom à la première congrégation religieuse, des Chartreux[2], qui s'est installée en 1580 sur les pentes de la Croix-Rousse, alors terres agricoles. Son aménagement, réalisé entre 1855 et 1856[3], est contemporain des transformations que le quartier a subies entre 1848 et 1867. Créé sous l'impulsion du sénateur Vaïsse, il est l'œuvre d'un des frères Bühler qui conçurent peu après le parc de la Tête d'Or[4].
En , le parc a été mobilisé pour l'accueil de près de 300 jeunes migrants fuyant les guerres et l'impact de groupes dangereux de leur pays (djihadistes...) en provenance de la Guinée-Conakry, de la Côte d'Ivoire et du Mali et logés de fortune dans des conditions insalubres dans une situation dénoncée comme crise humanitaire par une trentaine d'associations (tentes entassées, rats, températures négatives, poubelles sans ramassage,...). En , la situation n'a pas évolué.
Frédéric Geai, de l'association Médecin du Monde, témoigne d'un gel au niveau des jugements qui permettraient leur inclusion et leur prise en charge, d'après lui une grande majorité sera reconnue mineurs et les conditions d'accueil mettent en danger leur santé, témoignant de nombreuses hospitalisations de jeunes, il appelle les autorités à agir en conséquence.
Certains ont la chance d'aller à l'école le matin ou l'après-midi dans des conditions qu'ils décrivent comme honteuses car n'ayant pas la possibilité d'être propres sur eux :
"Même pour aller à l'école, tu n'es pas propre, c'est un peu honteux" (migrant du jardin des Chartreux sous le nom d'emprunt "Mohammed", témoigne pour Actu Lyon[5]).
Description
Le jardin, soutenu par d'importants ouvrages, s'étage sur plusieurs niveaux qui accompagnent l'escarpement rocheux. La partie haute (altitude 212 mètres), la plus importante, offre un beau panorama sur un méandre de la Saône, la colline de Fourvière et le sud de la ville. En contrebas, on découvre le clos Saint-Benoît, dont la cour correspond au cloître d'un ancien couvent de bénédictines. Des monuments en hommage à des hommes de lettres lyonnais parsèment le jardin :
- Pierre Dupont (1821 – 1870), œuvre d'Auguste Suchetet inaugurée le ,
- Pétrus Sambardier (1875 – 1938),
- Camille Roy (1851 – 1922), érigé par Michel Roux-Spitz et sculpté par Marcel Renard,
- Joseph Serre (1860 – 1937), bas-relief de Serre faisant le geste de fumer une cigarette, érigé par Emmanuel Cateland et sculpté par Louis Prost, inauguré le [6],
- Xavier Privas (1863-1927), œuvre de Georges Salendre[7],
ainsi qu'une statue consacrée aux « peintres et sculpteurs lyonnais disparus », de Georges Salendre. Un pavillon édifié en 1860 est dédié depuis le à l'écrivain ivoirien Ahmadou Kourouma, mort à Lyon en 2003. Le jardin dispose d'une aire de jeux et accueille diverses manifestations (concerts, pique-nique de voisins…).
Vue sur Lyon et la Saône. Vue sur la colline de Fourvière. Aplomb du rocher. La place Rouville, à proximité.
Monuments
Au fond, le pavillon et le monument à Xavier Privas. Portrait sculpté de Joseph Serre. Statue de Pétrus Sambardier Statue de Pierre Dupont.
