Jaume Roures
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| Président Abacus Futur (d) | |
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| depuis |
| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Jaime Robles Llop |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Enfant |
Teia Roures Cervera (d) |
| A travaillé pour |
Mediapro (- Télévision de Catalogne (- |
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| Influencé par | |
| Distinctions |
Jaime Robles Llop, dit Jaume Roures, né en 1950 à Barcelone, est un homme d'affaires et producteur espagnol, fondateur de la société Mediapro.
Parcours professionnel
Après avoir passé un diplôme, Jaume Roures devient chef de production à TV3, la télévision publique catalane[2]. Il y organise la première grande grève qui paralyse la chaîne, ce qui le conduit à être renvoyé de son poste pour rejoindre le service des sports[2]. Sa négociation, en 1988, des droits du FC Barcelone pour TV3, auprès du président du club, est considéré comme « son premier coup de maître »[1]. Ayant quitté TV3, selon lui « à cause d’un désaccord sur la manière de traiter la guerre du Golfe »[1], il est ensuite embauché par le groupe Dorna Sports, qui gère les droits du Grand Prix moto[2]. Il quitte Dorna Sports en 1993 : il avance comme motif son désaccord avec l'entrée au capital du banquier Mario Conde à la réputation véreuse, tandis que des témoignages évoquent les difficultés financières de l’actionnaire[1].
Il crée Mediapro en 1994 avec des amis ayant eu le même parcours que lui[2],[1]. D’un capital de départ de seulement 5 000 euros, la société acquiert les droits du championnat d'Espagne de basket-ball, puis investit dans les droits du football, jusqu'à devenir l'un des principaux acteurs de la production audiovisuelle et des droits sportifs, avec plus de 7 000 salariés dans 26 pays[2],[1].
En 2006, il obtient, après appel d'offres, le contrôle de La Sexta, dernière chaîne de télévision libre analogique[1]. Il crée en 2007 puis soutient le journal de gauche Público, qui fait faillite en 2012[2]. Selon Le Monde, « la faiblesse des indemnités versées à des salariés du journal – le minimum fixé par la toute nouvelle réforme du travail du Parti populaire (PP) – fait scandale dans les équipes du dirigeant trotskiste, tout comme sa manœuvre pour empêcher les salariés de racheter le titre »[1]. Il se sépare également de La Sexta, fusionnée avec le groupe Atresmedia, dont il obtient une participation[1].