Jean-Aimé Baumann
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| Enseignant Université de Genève | |
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(à 65 ans) Milan |
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Jean-Aimé Baumann, né le à Lausanne et mort le , est un médecin et professeur d'anatomie suisse.
Il obtint la licence en biologie (1931), le diplôme fédéral suisse de médecine (1936) et le doctorat en médecine (1942) chez l'Université de Genève[1]. Il fut éleve et chef de travaux (1942–1946) de l‘embriologue Jean Amédée Weber (1877-1966)[2] auquel il succéda dans la chair d’anatomie (1947). Directeur de l'Institut d'anatomie, président de l'Association des anciens élèves (1949), secrétaire du Sénat académique (1952–1958), membre fondateur dès 1954 et président (1960–1966) du Conseil chargé de la création de la Cité universitaire de Genève[3] en concrétisant un voeu de l'Association générale des étudiants[4]. Il apporta à l’enseignement une exceptionnelle capacité d'observation, une dialectique subtile, un humeur mordant, un punch énergique d’organisateur et une grande finesse de conciliateur[5]. Il fut membre d'associations médicales nationales et internationales, de l’Société Helvétique des Sciences Naturelles et de la Commission suisse d'évaluation sanitaire du personnel militaire (1957) publiant de nombreux ouvrages sur l'anatomie humaine, la physiologie, la médecine clinique et l'éducation physique et sportive[6]. En quant maître à l’Institut universitaire d’éducation physique et des sports (1945) il s‘engagea dans l’accueil integral des étudiants étrangers aussi dans l’espoir de les voir rentrer à leurs pays en facilitateurs des échanges culturels et économiques avec la Suisse[7]. À partir de 1959, il fut membre du Conseil d'administration de la Fondation Pro Bolivia[8] de Genève, dont il fut nommé président en 1968, en dirigeant ses activités dans les domaines médical (Centre pédiatrique Albina Rodríguez de Patiño de Cochabamba), éducatif et agricole en Bolivie. À partir de 1970, en tant que président du Comité de Gestion de la Fondation Universitaire Simon I. Patiño il relança[9] la Granja modelo (ferme modèle) de Pairumani[10] et dédiée à l’introduction de technologies agricoles modernes et à leur transfert aux petits producteurs indigènes[11]. Il créa le Centro de investigaciones phytotecnicas y ecogeneticas de Pairumani en 1971[12],[13], qui se dédia à la collecte, à l'étude, à la classification et à la conservation de la biodiversité agricole bolivienne (espèces indigènes de maïs, de triticines, de légumineuses, de solanacées, etc.) et à la création de variétés améliorées et d'hybrides à haute valeur nutritionnelle[14],[15]. À cette fin, il établit des collaborations scientifiques avec l'Institut de recherche horticole de Minoprio en Italie, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), l'Institut de germoplasme de Bari[16] et l'Institut italo-latino-américain de Rome[17], sous la tutelle du Ministère de l'Agriculture de la Bolivie.
