Jean-Auguste Hatoulet

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Naissance
Décès
(à 68 ans)
Pau[1]
Nationalité
Jean-Auguste Hatoulet
Biographie
Naissance
Décès
(à 68 ans)
Pau[1]
Nationalité
Activités
Fors de Béarn

Jean-Auguste Hatoulet, né à Pau le et mort dans la même ville le , est un écrivain béarnais de langue d'oc, un traducteur et éditeur des Fors de Béarn.

Imitatioun d'üe idille de Bion, in Émile Vignancour, 1860

L'aute dia dens lo boscatge
Un mainadòt gahava ausèth ;
En holejant lo diu volatge,
L'Amor entermiei deu brancatge,
Que's pen per l'ala aus estripets.
Susprés, lo mainatge cridava :
« Mon Diu, lo beròi auseròt ! »
E sus l'amor que se n'anava,
Fondè com bèth esparveròt.

(L'autre jour dans le bois / Un petit enfant attrapait des oiseaux ; En papillonnant le dieu volage / L'Amour au beau milieu du branchage, / Se prend l'aile aux cassepieds / Surpris l'enfant criait : "Mon Dieu, le bèl oisillon !" / Et sur l'amour qui s'en allait, / Il fondit comme un gros épervier.)

Opinions d'écrivains contemporains

Émile Vignancour, éditeur historique (et lui-même auteur) des écrivains béarnais, dans l'avant-propos de son anthologie de 1860 (dans laquelle figurent des pièces de Hatoulet), le remercie de son aide pour la traduction des poèmes édités et parle "d'un de nos béarnais les plus érudits".

Alexis Peyret l'auteur béarno-argentin des Contes biarnès affirme dans sa préface avoir été inspiré par Hatoulet : "En l'an de grâce 1850, je me trouvais, après une longue absence, dans mon pays natal : c'est la ville de Pau que je veux dire. Je fis la connaissance de M. Auguste Hatoulet, bibliothécaire de la ville, homme d'esprit et très versé dans l'étude de la langue romane. Il avait traduit, conjointement avec M. Mazure, ex professeur de philologie au collège de la même ville, les Fors de Béarn, monument remarquable de la législation correspondant à l'époque où cette province avait une existence souveraine. Il était aussi l'auteur de plusieurs poésies béarnaises très jolies dont quelques-unes sont restées inédites. [...] Me promenant avec Hatoulet à la Haute Plante ou à la Place Grammont, je ne sais plus où, je fus amené à lui réciter quelque couplet de ma façon. [...] Ils plurent à Hatoulet [...] Il m'engagea à recommencer à versifier."

Sources

Notes et références

Voir aussi

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