Né au Perray le , Jean-Baptiste-François Bourgeon est le fils de Françoise Courtois et de Jean-Baptiste Bourgeon[1], receveur des aides[2].
Jean-Baptiste-François Bourgeon est très vraisemblablement l'auteur d'un conte en vers intitulé La Prédiction accomplie, signé «Bourgeon du Perray» et publié dans l’Almanach des Muses de 1782[3].
Bourgeon est l'ami du peintre Girodet, qui a réalisé son portrait, exposé au Salon de 1800 sous le titre Portrait du C[itoyen] B[ourgeon] (no167)[4]. Bourgeon y est représenté assis dans un fauteuil de style Directoire et tenant un exemplaire du De Amicitia de Cicéron[5]. Le tableau est conservé depuis 1921 au Musée de l'hôtel Sandelin à Saint-Omer (Pas-de-Calais). Une copie d'atelier, limitée au buste, en a été effectuée (Paris, galerie Alexis Bordes)[6].
En tant que maire et surtout en tant qu'ancien fonctionnaire ayant servi Louis XVI, Bourgeon est anobli avec le rang d'écuyer par le roi Louis XVIII, qui signe en à cette fin une ordonnance royale le puis des lettres patentes le suivant. Bourgeon est désormais autorisé à ajouter la particule nobiliaire «de» à son patronyme et à porter les armoiries suivantes: D'Azur au lévrier assis et accolé d'argent sur une terrasse du même, au chef d'or, chargé de deux tiges de lys au naturel posées en sautoir. L'écu timbré d'un casque taré de profil, orné de ses lambrequins[10]. Quatre ans plus tard, le , il est nommé chevalier de la Légion d'honneur[1].
Les opinions légitimistes de M. de Bourgeon étaient partagées par son fils, Jules de Bourgeon (d) (1805-1870), juge-auditeur à Chartres sous Charles X, auteur d'un éloge du duc d'Enghien distingué d'une première mention par la Société royale des bonnes-lettres le [15].
Notes et références
1234Dossier de récipiendaire de la Légion d'honneur LH/329/18.
↑Albert Révérend (d), Les Familles titrées et anoblies au XIXe siècle: titres, anoblissements et pairies de la Restauration, 1814-1830, t. 1, Paris, Champion, 1901, p.310.
↑Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture..., Paris, 1800, p.30.
↑Dominique Marechal (d), «Jean-Bernard Duvivier (Bruges, 1762 - Paris, 1837), l'artiste et les livres», In Monte Artium (d), no8, 2015, p.79-81 (consultable en ligne sur BrepolsOnline).
↑Kathryn Calley Galitz, «Portrait du citoyen Bourgeon», in Sylvain Bellanger, Girodet (1767-1824), catalogue d’exposition, Paris, Musée du Louvre Éditions/Gallimard, 2005, cat. 93, p.402-403.
↑Archives de Paris, état civil reconstitué, actes de mariages, 21 février 1801 (vue 14 sur 42).
↑Alexandre Tuetey, Répertoire général des sources manuscrites de l'histoire de Paris pendant la Révolution française, t. 11, Paris, 1914, p.451-455.
↑Maxime de Montrond (d), Essais historiques sur la ville d'Étampes (Seine-et-Oise): avec des notes et des pièces justificatives, t. II, Étampes, 1837, p.169.