Jean-Baptiste-Joseph Bouvier

From Wikipedia, the free encyclopedia

Naissance
Vesoul
Décès (à 42 ans)
près de Krasnoï (Russie))
Mort au combat
OrigineDrapeau de la France France
AllégeanceFrance
Jean-Baptiste-Joseph Bouvier
Jean-Baptiste-Joseph Bouvier
Portrait du Baron Jean-Baptiste-Joseph Bouvier.

Naissance
Vesoul
Décès (à 42 ans)
près de Krasnoï (Russie))
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Allégeance France
Arme Génie
Grade Colonel
Années de service 17931812
Conflits Guerres révolutionnaires
Guerres napoléoniennes
Faits d'armes Siège de Tarragone (1811) Campagne d'Aragon et de Catalogne
Distinctions Baron de l'Empire Officier de la Légion d'honneur[1]
Hommages Général Jean-David Freytag (in ses mémoires) : Cet estimable officier joignait aux talents militaires et à la grande instruction qu'exige l’arme dans laquelle il servait (le génie) une extrême activité et une bravoure à toute épreuve.
Famille Gendre de Antoine Mailly Marquis de Châteaurenaud

Beau-frère de Nicolas Galmiche député


Emblème

Jean-Baptiste-Joseph Bouvier, dit le « Baron Bouvier », né le à Vesoul et tué le lors de la bataille de Krasnoï en Russie, est un militaire français des XVIIIe et XIXe siècles créé baron d'Empire par Napoléon (lettres patentes du [2]).

Il se fait remarquer pour sa combativité notamment au siège de Tarragone[3], il est promu officier dans l'ordre de la Légion d'Honneur[4].

Jean-Baptiste-Joseph Bouvier né le est le fils de Claude Joseph Bouvier, marchand à Vesoul, originaire de Poligny (Jura) et de Jeanne Barbe Leclerc issue elle aussi d'une famille de marchands implantés à Vesoul dès la fin du XVIIe siècle, originaires de Lorraine.

Le jeune Bouvier étudie le droit mais préfère une carrière militaire en entrant en à l'École d'application de l'artillerie et du génie.

En , il épouse à Quers Claudine Marguerite de Mailly de Châteaurenaud[5], fille aînée d'Antoine Mailly. Ils ont un fils Hippolyte né à Vesoul en 1802. Un autre enfant décède en bas âge.

Carrière militaire

La carrière militaire de Jean Bouvier est caractérisée par une évolution rapide de ses grades dès son entrée dans l'armée en 1793[6] : élève sous-lieutenant à l'École du génie de Metz le , lieutenant le 1er août puis capitaine le .

Il est envoyé dans l'Armée du Nord et contribue en à la défense de la place du Quesnoy où il est grièvement blessé.

En l'An V, il rejoint l'Armée d'Italie puis l'année suivante l'Armée d'Helvétie.

Jean Bouvier revient en Italie et participe à la prise du fort de Bard, il se fait remarquer à la tête des troupes destinées pour le premier assaut, et il se signale encore au siège de Peschiera.

Chef de bataillon le 10 floréal an X, et employé dans diverses places d'Italie de cette date à la fin de l'an XI, il fit ensuite les campagnes des ans XII et XIII avec l'armée des côtes de l'Océan, et reçut le 25 prairial an XII la décoration de chevalier de la Légion d'honneur[1].

Pendant les guerres de l'an XIV à 1807, il est attaché au 3e corps de la Grande Armée et est chargé du commandement de son arme en Dalmatie.

Dépêché en Espagne en 1808, il est promu le au grade de major dans l'Armée de Catalogne. Appelé à la fin de 1809 à l'armée d'Allemagne, il rejoint celle de Catalogne début 1810.

Il a été nommé colonel le et joue un rôle déterminant au siège de Tarragone par « sa hardiesse de conception et vigueur d'exécution »[7]. Il est nommé officier de la Légion d'honneur[1] le . La compétence et la bravoure du colonel Bouvier lors du siège de Tarragone est reprise dans plusieurs publications françaises, allemandes, italiennes et anglaises notamment par le journaliste, historien et homme d’État français Adolphe Thiers avant qu'il ne soit Président de la République.

En , le colonel prend part à la Campagne de Russie, occupe Smolensk et tombe au champ d'honneur lors de la Retraite de Russie près de Krasnoë le à l'âge de 42 ans.

Le général Jean-David Freytag lui rend hommage dans ses mémoires : « La mort du Colonel Bouvier fut une grande perte pour l’armée. Cet estimable officier joignait aux talents militaires et à la grande instruction qu'exige l’arme dans laquelle il servait (le génie) une extrême activité et une bravoure à toute épreuve »[8].

Distinctions

Hommages

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI