Jean-Baptiste-Louis-Joseph Moreau

sculpteur français From Wikipedia, the free encyclopedia

Jean-Baptiste-Louis-Joseph Moreau, dit Moreau père, né le à Dijon et mort le dans la même ville, est un sculpteur français.

Décès
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DijonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Jean-Baptiste Moreau
Pleurant des tombeaux des ducs de Bourgogne (vers 1823), albâtre, musée des Beaux-Arts de Dijon.
Autoportrait présumé de Jean-Baptiste-Louis-Joseph Moreau.
Biographie
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Biographie

Né à Dijon le , Jean-Baptiste-Louis-Joseph Moreau est le fils de Prudence Poichot et de Mathurin Moreau, serrurier[1].

Élève de l’école des beaux-arts de Dijon, il travaillera tout au long de sa carrière dans la capitale de la Bourgogne[2]. Il y sculpte notamment le monument funéraire de Jean Vétu, curé de l'église Notre-Dame, mort en 1820[3]. En 1822, il réalise un bas-relief en plâtre représentant L'Adoration des mages. Cette œuvre est installée dans une chapelle de l'église Saint-Michel, à l'emplacement d'un bas-relief de Dubois détruit pendant la Révolution[3].

Marié le avec Anne-Marianne Richer (née en 1796)[4], il est le père des sculpteurs Mathurin[1], Hippolyte et Auguste Moreau[1].

Moreau est surtout connu pour sa participation à la restauration des Pleurants des tombeaux des ducs de Bourgogne, menée entre 1820 et 1827. Répondant en 1823 à une commande de la Ville de Dijon, il y travaille aux côtés d'un autre sculpteur dijonnais, Couchery, et du sculpteur ornemaniste semurois Louis Marion (1793-1873)[3]. Tandis que ce dernier sculpte des éléments architecturaux, les deux autres artistes se chargent de la statuaire. Moreau réalise notamment le gisant de Philippe le Hardi ainsi que plusieurs pleurants néogothiques[5]. Deux de ces statuettes en albâtre sont des portraits de l'architecte Claude Saintpère (1771-1854), professeur à l'école des beaux-arts de la ville, initiateur de la restauration des tombeaux, et de Louis Marion. Deux autres représenteraient, selon la tradition, Charles Févret de Saint-Mémin, conservateur du musée des Beaux-Arts de Dijon, et Moreau lui-même[6].

Outre ces pleurants[7], le musée des Beaux-Arts de Dijon conserve d'autres œuvres de Moreau, comme une réduction au tiers[8] du Puits de Moïse (vers 1831-1840, bois et plâtre, polychromie rajoutée en 1947)[9], La Mort d'Épaminondas (bas-relief en marbre) et Mars et Vénus (avant 1849, groupe en terre cuite)[2].

Moreau père meurt à son domicile dijonnais le [1]. Il est enterré à Dijon au cimetière des Péjoces.

Auguste Moreau est le premier statuaire de la famille Moreau, une dynastie de sculpteurs du XIXe et du début du XXe siècle.

Notes et références

Annexes

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