Il est emprisonné le , refuse également le nouveau serment imposé aux prêtres et est tué lors des lors des massacres de Septembre 1792. Il est béatifié par le pape PieXI, parmi les «Bienheureux martyrs de la Révolution Française», le .
Ecclésiastique
J. Bte. Bottex. Collection des portraits des deputés a l'Assemblée nationale de 1789, musée Carnavalet, Paris.
Après la fin de la session, il se retire au séminaire des Missions étrangères de Paris[1],[13]. Il y est arrêté comme suspect après la journée du 10 août 1792[1],[2] à cause de ses relations avec l'abbé Maury et d'autres constituants de droite[1]. Il est capturé dans la nuit du 14 au , lors d'une descente de fédérés dans le séminaire des Missions étrangères. Il n'a pas le temps de se débarrasser de tous ses papiers compromettants[14],[15].
Il est incarcéré à la prison de La Force et refuse de prêter le nouveau serment demandé aux prêtres par l'Assemblée législative: «Je jure d’être fidèle à la Nation et de maintenir la Liberté et l’Égalité ou de mourir en les défendant»[1],[2],[16]. Pour un clerc soucieux de respecter la liberté religieuse, prêter ce serment, sur lequel le pape ne s'est pas prononcé, pose un cas de conscience[2],[16].
Il est béatifié par l'Église catholique parmi les «Bienheureux martyrs de la Révolution Française». Le , à Rome, le pape PieXI béatifie 191 ecclésiastiques, dont Jean-Baptiste Bottex, considérés par l'Église comme des victimes de la Révolution française. Cette béatification est précédée d'une importante enquête historique et hagiographique, dont témoigne, en ce qui concerne Jean-Baptiste Bottex, la biographie publiée par l'abbé Charles Dementhon en 1903[18]. Selon l'historien Albert Mathiez, cette biographie est «un panégyrique destiné à plaider (à la lettre) la béatification du martyr J.-B. Bottex». Il ajoute: «Le récit du peu qu'on sait sur sa vie publique et privée pourrait aisément tenir en quelques pages»[19].
1 2 Liste, par ordre alphabétique de bailliages et sénéchaussées, de MM. les députés à l'Assemblée nationale. 1789, Paris, Baudouin, imprimeur de l'Assemblée nationale, , 79p. (lire en ligne), p.20.
1 2 Armand Brette, Les Constituants: Liste des députés et des suppléants élus à l'Assemblée constituante de 1789, précédée d'un avertissement, Paris, Charavay, coll.«Publications de la Société de l'histoire de la Révolution française», , XXXVII-310p. (lire en ligne), p.124.
↑ Philippe Boutry, «Hagiographie, histoire et Révolution française. PieXI et la béatification des martyrs de septembre 1792 (17 octobre 1926)», dans Achille Ratti pape PieXI: Actes du colloque de Rome (15-18 mars 1989) organisé par l'École française de Rome en collaboration avec l'Université de Lille III - Greco n° 2 du CNRS, l'Università degli studi di Milano, l'Università degli studi di Roma - «La Sapienza», la Biblioteca Ambrosiana, Rome, École Française de Rome, coll.«Publications de l'École française de Rome» (no223), (lire en ligne), p.305-355.
Charles Dementhon, L'abbé Jean-Baptiste Bottex, député du clergé de Bresse aux Etats généraux, massacré aux journées de septembre, 1749-1792: Notice biographique et étude d'histoire religieuse sur les débuts de la Révolution, Paris-Lyon, V. Lecoffre-E. Vitte, , 402p. (lire en ligne).
Alain Noyer, Jean-Baptiste Bottex et la liberté religieuse, Biarritz, Atlantica, , 346p. (ISBN978-2758802129).
Adolphe Robert, Edgar Bourloton et Gaston Cougny (dir.), Dictionnaire des parlementaires français: comprenant tous les membres des assemblées françaises et tous les ministres français depuis le 1er mai 1789 jusqu'au 1er mai 1889, t.I: A-Cay, Paris, Bourloton, (lire en ligne), p.406.