Jean-Baptiste Deshays de Colleville

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Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Fratrie
François Bruno Deshays (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Jean-Baptiste Deshays de Colleville
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 35 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Fratrie
François Bruno Deshays (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Jeanne-Élisabeth Victoire Deshays (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Maîtres
Distinction
Œuvres principales
Laban et Rachel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Jean-Baptiste Henri Deshays de Colleville, dit Deshays et « le Romain », né le à Rouen et mort à Paris le est un peintre d’histoire français.

Hector exposé sur les rives du Scamandre, 1759, musée Fabre de Montpellier.

D’abord formé par son père, il alla à Paris pour y continuer l’étude de son art. Après avoir eu Collin de Vermont pour maître, il entra dans l’atelier de son compatriote Jean II Restout dont il devint l’un des meilleurs élèves. Il étudia ensuite avec Boucher dont il devait devenir le gendre en épousant sa fille aînée, le même jour que Pierre-Antoine Baudouin (1723-1769), qui épousa lui, la fille cadette du maître : Marie-Émilie Boucher, le .

S’étant fait connaître en 1750 avec un tableau représentant la Femme de Putiphar accusant Joseph, il obtient l’année suivante le premier prix à l’Académie de peinture. Il intègre l’École royale des élèves protégés que dirige alors Carle Van Loo, il compose sous la direction de ce maître trois tableaux qui, présentés au roi, lui valent les plus vifs éloges de la part de ce dernier.

Il est à peine plus âgé que Fragonard, et ils partagèrent leurs premières années de carrière à Paris, puis à Rome[1]. Il séjourne, à l'Académie de France à Rome de 1754 à 1757, ce qui lui valut le surnom de « Romain ». Il y exécuta trois de ses meilleurs tableaux représentant le Martyre de Saint André destinés à l'église Saint-André-la-Ville de Rouen.

Il fut reçu, en 1758, à l’Académie royale de peinture et de sculpture. Son tableau de réception représentait Vénus versant sur le corps d’Hector une essence divine pour la garantir de la corruption. Ce peintre, comme le dit un biographe, « savait réunir la vigueur de l’expression à l’enthousiasme du génie » mourut prématurément des suites d’une chute dans son atelier. Il avait un frère cadet, François Bruno Deshays de Colleville, portraitiste.

Œuvre

La majorité de ses œuvres appartient aux collections du musée des Beaux-Arts de Rouen et du musée du Louvre.

Scène du martyre de saint André, 1758, Musée d'art du comté de Los Angeles.
  • La Femme de Putiphar accusant Joseph
  • Le Martyre de saint André
  • Saint André conduit par ses bourreaux pour être flagellé
  • Saint André mis au tombeau
  • Jeanne de France
  • La Charité romaine
  • Visitation de la Sainte-Vierge
  • Le mariage de la Sainte-Vierge
  • Saint Benoît mourant
  • Saint Pierre guérissant un boiteux
  • Une prédication de saint Jean
  • Le Martyre de saint Jean
  • Jupiter et Antiope, 1765 (perdu).
  • La Conversion de saint Paul, 1765.
  • Saint Jérôme écrivant sur la mort, 1765.
  • Artemise au tombeau de Mausole, 1765.
  • Achille luttant
  • Le Repos pendant la fuite en Égypte, esquisse à l'huile sur papier, 33 × 31 cm, Musée du Louvre, Paris[2]

Réception contemporaine

Notes et références

Annexes

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