Jean-Baptiste Dubois de Jancigny

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Décès
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MoulinsVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
J.B.D.B., J. B. D. B.Voir et modifier les données sur Wikidata
Jean-Baptiste Dubois de Jancigny
Fonctions
Préfet de l'Ariège
-
Président
Académie de Nîmes
-
Jean-Jacques André (d)
Préfet du Gard
-
Biographie
Naissance
Décès
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MoulinsVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
J.B.D.B., J. B. D. B.Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Activités
Père
Fratrie
Nicolas Anne du Bois de Beauchesne (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Autres informations
Membre de
Archives conservées par
Archives nationales (F/1bI/158/28)[1]Voir et modifier les données sur Wikidata

Jean-Baptiste Dubois de Jancigny, né à Jancigny (Côte-d'Or) le et mort à Moulins le , est un juriste, journaliste et agronome français, premier préfet du Gard.

Jean-Baptiste, fils aîné d'une fratrie de dix enfants, né de Jacques Dubois de Précy-sous-Thil (Expert-juré-Ecrivain de la Ville de Dijon, Associé de l'académie Royale d'Ecriture de Paris et Conseiller Référendaire à la Cour des Comptes de Dijon) et de Prudence Fanet, fait des études à Dijon et à Paris, où il obtient son doctorat en droit. En 1775, il va enseigner le droit à la cour de Varsovie où il est bibliothécaire de l'École militaire. Il y reste 7 ans. Remarqué par Frédéric II, il est nommé membre de l'Académie de Berlin lors de son retour vers la France pour des raisons de santé.

Il épouse en 1786 à Paris Louise Coffenay, dont il aura 5 enfants. Un de ses petits-enfants est Alfred de Jancigny, préfet de l'Ariège, de la Haute-Savoie, de la Haute-Saône et de l'Ain[2]

Il publia plusieurs ouvrages sur la Pologne, sur le commerce et sur l'agriculture. Son travail journalistique se concentre depuis 1788 autour du Supplément au Journal général de France qu'il transforme d'un journal presque entièrement agricole à un hebdomadaire plus savant. En 1790, ce Supplément devient indépendant du Journal général sous le titre Feuille d'agriculture, puis Feuille du cultivateur[3]. Durant la Révolution française, le citoyen Dubois édite la Feuille du Cultivateur et également le Journal des Arts et Manufactures aux côtés de Parmentier et de l'Abbé Lefebvre. Il rédige de nombreuses plaquettes d'instructions à l'intention des cultivateurs ainsi que plusieurs traités d'économie politique, et rédige des articles pour la partie Agriculture de l'Encyclopédie méthodique.

Malgré sa proximité avec Malesherbes (il fut le tuteur de ses petits-enfants Le Peletier de Rosanbo, cousins des Chateaubriand), il est nommé à la Commission d'Agriculture et des Arts en 1793 par le Comité de salut public. Il est quand même menacé d'arrestation ; il fuit, est rattrapé et emprisonné à Saint-Lazare. Par la suite il occupe plusieurs postes dans l'administration du Directoire. Il dirige en particulier la Troisième Section du Ministère de l'Intérieur de 1795 à 1798, chargée des Arts, c'est-à-dire l'industrie. Il est envoyé en mission dans les départements du Midi et de l'Ouest.

Le il est nommé premier préfet du Gard. Il fait restaurer à Nîmes des monuments romains.

Membre de l'Académie du Gard, il la préside de 1801 à 1803.

Le il est nommé directeur des Droits réunis au département de l'Allier. Il y meurt en fonction en 1808.

Il a fait l'objet d'un article dans le Dictionnaire de biographie française (Letouzey). La Bibliothèque nationale de France lui consacre 16 notices de livres.

Publications

Notes et références

Liens externes

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