Jean-Baptiste Lartigue naît à Bordeaux en 1741. Il est probable qu'il fait son apprentissage auprès de son père, François, qui est en 1787 doyen de la congrégation des maîtres-maçons et architectes de Bordeaux. En 1768, âgé de 27 ans, Jean-Baptiste est membre de l'Académie des Arts et professeur d'architecture à l’École académique de Bordeaux. En 1777 il exerce les fonctions de recteur[1].
Il est le promoteur de grands projets d'embellissement de Bordeaux. Plusieurs de ses dessins sont exposés aux salons bordelais des Beaux-Arts entre 1771 et 1787, et c'est en 1776 qu'il y rencontre le succès avec son projet de «portail gothique pour l'église métropolitaine Saint-André de Bordeaux» (la façade ouest étant mise à nu par la destruction de l'ancien rempart romain), projet qui ne sera jamais concrétisé[2]. Il esquisse le cimetière général de Bordeaux (dont le style macabre lui vaut des quolibets[3]), le nouvel hôpital Saint-André («projet d'hôtel-Dieu»)et l'hospice général de Pellegrin («projet d'hôpital général»)[1].
En 1793, il est au nombre des officiers municipaux[1], sous la mandature de François-Armand Saige[4]. Quand le Bordeaux est scindé en trois arrondissements, il devient maire du 2e—celui du sud— pour deux ans, puis de 1798 à 1799 du 3e—Bordeaux nord[5].
Portrait de son épouse, Madeleine-Aimée Lacour au piano carré, par Pierre Lacour (1800)
Il épouse Madeleine-Aimée Lacour, fille et modèle du peintre Pierre Lacour, elle-même peintre, née après 1778 à Bordeaux. Le couple a une fille[6].
1234Charles Marionneau, Les salons bordelais: ou expositions des beaux-arts à Bordeaux au XVIIIe siècle (1771-1787) avec des notes biographiques sur les artistes qui figurèrent à ces expositions, V. Moquet, (lire en ligne)
↑Louis Desgraves, Bordeaux sur la Garonne, Samie, (lire en ligne)