Jean-Baptiste Pétiniaud de Beaupeyrat
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Jean-Baptiste Pétiniaud de Beaupeyrat | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Maire de Limoges | |
| – | |
| Prédécesseur | Guillaume Grégoire de Roulhac |
| Successeur | Bernard de Beaune |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Limoges |
| Date de décès | (à 63 ans) |
| Lieu de décès | Bordeaux |
| Nationalité | |
| Liste des maires de Limoges | |
| modifier |
|
Jean-Baptiste Pétiniaud, seigneur de Beaupeyrat, dit Jean-Baptiste Pétiniaud de Beaupeyrat, né le à Limoges, mort le à Bordeaux, est un banquier, commerçant et homme politique français de la fin du xviiie siècle.
Maire de Limoges au début de la Révolution, il achète du blé sur ses propres deniers pour les habitants. Il meurt ruiné à Bordeaux en 1808, et la dette des Limougeauds n'est remboursée qu'en 1842.
Jean-Baptiste Pétiniaud est issu d'une famille de la bourgeoisie de Limoges, établie dans le négoce et la finance. Elle accède à la noblesse par charges de secrétaire du roi[1]. En 1779, son père, Jacques Pétiniaud, seigneur de Beaupeyrat, de Puynège, de Juriol et autres lieux, né en 1714 et chef d'une importante maison de banque, achète une charge de secrétaire du roi. Il prête serment dans les mains de Joseph Grégoire de Roulhac, lieutenant-général civil et de police de Limoges[2].
En 1778, banquier et franc-maçon, Jean-Baptiste Pétiniaud de Beaupeyrat est membre de la loge « les Frères unis » de Limoges[3].
Membre du Directoire de la Haute-Vienne, il devient maire de Limoges le . Il use de ses relations pour éviter la famine aux citoyens Limougeauds en ouvrant un emprunt de 200 000 livres et en invitant les citoyens aisés à y souscrire, avançant même sur ses fonds personnels les sommes nécessaires à l’achat de grain. La municipalité s'engage par écrit à rembourser le montant des achats et des frais engagés par les souscripteurs[4].
Lorsqu’il quitte sa fonction de maire en 1790 et émet l’idée de se faire rembourser, il est victime d’une machination mise en place par la société populaire désireuse de prendre le pas sur la vieille aristocratie locale, et il doit quitter la ville en 1793. Il se réfugie en Suisse où il attend la fin de la crise révolutionnaire. En son absence, il est dépossédé de ses biens. Il ne reviendra plus à Limoges. Installé à Bordeaux, il décède en 1808[4].
Mais sa femme et sa fille ne souhaitent pas en rester là. Elles exigent le remboursement de la créance, qui est voté en 1827 sur 15 annuités, jusqu'en 1842[5], et que leur nom soit réhabilité. Pour se faire pardonner, le conseil municipal de Limoges décide de donner à la rue des Quatre-Chemins le nom de Pétiniaud-Beaupeyrat en 1866[4].