Jean-Baptiste Rast de Maupas
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Jean-Baptiste Rast de Maupas est un médecin français, né le à La Voulte (Ardèche) et décédé le à Albigny-sur-Saône (Rhône). Il est également membre de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon.
Fils de médecin, il exerce tout d'abord comme docteur en médecine à l'université de Montpellier à partir de 1753, puis est agrégé au collège des médecins de Lyon en 1755, enfin, il devient médecin à l'hôpital de la Charité en 1765. Il lègue sa bibliothèque à la faculté de médecine de Montpellier[1]. Il a été également professeur de botanique à l'école vétérinaire de Lyon[2].
Le , il est élu à l'Académie des beaux-arts (alors appelée Société Royale), dans la classe de physique, pour la botanique, puis devient membre de l'académie réunie en 1758, Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon[3]. Il est l'un des académiciens les plus actifs notamment en médecine mais aussi dans d'autres disciplines comme les antiquités. Il a un rôle important dans les prix académiques[2].
En 1768, il épouse en premières noces Louise Thérèse Dupont. De cette union naît une fille Simone Monique Thérèse Rast de Maupas (1770 - 1837). Il se remarie en 1782 avec Claudine Dechazelle[2].
Il prend sa retraite à Albigny-sur-Saone, où il meurt en 1810[2].
C'est le frère de Jean-Louis Rast-Maupas[4].
Apports à la médecine
En 1756, il propose une nouvelle pharmacopée à Lyon pour remplacer celle de 1674 et tenir compte des nouvelles découvertes en chimie. Il a comme ligne de conduite en médecine de s'attacher aux faits, il se distingue comme l'un des premiers partisans de la médecine anatomo-clinique[2]. Il s'intéresse également à l'hygiène notamment hospitalière et contribuera à l'Encyclopédie, avec l'article Saignée. On peut lui attribuer ce texte grâce à l'étude de sa correspondance avec Gabriel François Venel, une version du manuscrit de cet article « Saignée » est d'ailleurs conservée à l'Académie de Lyon[5]. En effet, Jean-Baptiste Rast de Maupas a un réseau très diversifié et des correspondances notamment avec d'autres auteurs de l’Encyclopédie ou de ses Suppléments, comme Albrecht von Haller[6].
Il s'oppose vivement à l'inoculation que défendent Pierre Grassot et Claude Pouteau, pionniers dans ce domaine à Lyon. Lorsque le Parlement de Paris en 1763 prend un arrêté pour surprendre cette pratique, il lit à l'Académie un mémoire en faveur de cet arrêté, intitulé Réflexions sur l'inoculation de la petite vérole, & sur les moyens qu'on pourroit employer pour délivrer l'Europe de cette maladie. À la suite de cette publication, plusieurs auteurs lui écrivent, dont le marquis de Chastellux et David Lettsom, pour lui démontrer que ces arguments sont irrecevables et sans lien avec l'utilisation de cette technique[2].