Jean-Baptiste Vietty

sculpteur, helléniste et archéologue français From Wikipedia, the free encyclopedia

Jean-Baptiste Vietty, né à Amplepuis le et mort à Tarare le , est un sculpteur, helléniste et archéologue français.

Décès
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Biographie

Jean-Baptiste Vietty, Apollon du type de l'Apollino, d'après l'antique, jardin du musée des beaux-arts de Lyon.

Jean-Baptiste Vietty est le fils d’un plâtrier décorateur d’origine italienne.

Il est l'élève du peintre Pierre Cogell, du sculpteur Joseph Chinard à l'école des beaux-arts de Lyon, et du médailleur Pierre Cartellier. Au Salon de 1822, il présente le plâtre d’une Nymphe de la Seine. Il reçoit une médaille d’or au Salon de 1824 pour une statue d’Homère méditant l’Iliade, et il réalise d'après l'antique une copie de la statue d’Apollon qui surplombe la fontaine du jardin du musée des beaux-arts de Lyon.

Enseignant les langues anciennes et les beaux-arts, il publie aussi une étude sur les monuments de Vienne en collaboration avec le dessinateur Étienne Rey[1].

Jean-Baptiste Vietty est retenu parmi les savants et les artistes de l’expédition de Morée (1829), placés sous l’autorité de l’Institut. D’un tempérament indépendant, il décide avec Edgar Quinet de quitter les autres membres de l’expédition peu après leur arrivée en Grèce en . Mais les deux hommes se séparent à leur tour et Quinet, souffrant, doit rentrer rapidement en France. De son côté, Vietty ignore les ordres de rapatriement en et poursuit ses recherches dans le Péloponnèse et en Attique jusqu’à l’été 1831. À son retour, ses manuscrits sont examinés par la commission de Morée qui le charge de publier ses découvertes jugées exceptionnelles. Incapable de terminer son ouvrage avant 1835, l'année d'expiration de sa bourse, Vietty accepte diverses commandes, essentiellement des sculptures. De 1835 à 1841, il est également contraint, pour survivre, de mettre en gage les manuscrits et les dessins réalisés au cours de ses explorations.

Il meurt à Tarare le sans avoir publié ses recherches en Morée. Dans un éloge posthume à l’Académie des inscriptions et belles-lettres, Jean-Baptiste Vietty est présenté en 1858 comme « une des plus remarquables individualités scientifiques et artistiques de notre époque. […] Grand artiste, vrai savant, il a aimé la science et l'art pour eux-mêmes, sans ambition, sans récompenses, conservant dans la misère toutes ses admirations et tout son enthousiasme. […] Beaucoup le plaindront, et cependant il fut heureux. Il est bien à désirer que l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres confie l'examen et le classement de ses manuscrits à une commission spéciale, ou tout au moins à quelque helléniste éminent[2]. »

Tous ses manuscrits sur la Grèce, qui avaient fait l’objet d’un inventaire précis, sont aujourd’hui perdus à l’exception de deux carnets de notes redécouverts en 2005 et en cours d'édition[3].

Œuvres

Publication

  • Jean-Baptiste Vietty et Étienne Rey, Monuments romains et gothiques de Vienne en France, dessinés et publiés par É. Rey,… suivis d'un texte historique et analytique par E. Vietty,…, Paris, F. Didot, .

Sculpture

  • Lyon, musée des beaux-arts de Lyon :
    • La Nymphe de la Seine, entre 1822 et 1833, statue en marbre[4] ;
    • Apollon du type de l'Apollino, 1824, statue en bronze sur la fontaine du jardin[5]. En 2011, à la suite d'une chute la statue a été décapitée[6].
  • Roanne, musée Déchelette : Le Tintoret, 1827, buste en marbre. Commande pour la Galerie du Louvre en 1825, exposée au Salon de 1827[7]. Dépôt du musée du Louvre en 1885[8].

Notes et références

Annexes

Archives (sources primaires)

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