Jean-Claude Goujon
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Jean-Claude Goujon est un facteur de clavecins parisien du XVIIIe siècle actif entre 1732 et 1758.
Jean-Claude Goujon est mentionné comme un facteur très actif et extrêmement compétent dans l'imitation, le ravalement ou la contrefaçon d'instruments Ruckers. Trois instruments sont de façon certaine de sa facture : deux épinettes datées de 1743 et 1753[1], et un clavecin prétendument fait par Hans Ruckers en 1590, mais que les experts identifient comme sorti de son atelier en 1749 et postérieurement (1784) ravalé par Jacques Joachim Swanen qui a notamment rajouté des genouillères[2]. Ces trois instruments sont exposés au Musée de la Musique à Paris[3].
George Grant O'Brien[4] liste, par ailleurs, plusieurs instruments Ruckers passés par son atelier pour y être ravalés (Ioannes Ruckers 1627 et 1632) ainsi que des instruments prétendument Ruckers mais pas authentiques (Hans Ruckers 1615 et Ioannes 1632).
L'instrument du musée de la musique a été restauré en 1968 par Hubert Bédard et en 1980 par Michel Robin, qui à l'occasion, a découvert la signature de Goujon à l'intérieur de l'instrument.