Jean-Claude Olivry suit une formation de géologue avant de la compléter au laboratoire du professeur Jacques Avias à Montpellier, où il se spécialise dans l’étude des eaux souterraines[1]. Il doit à ce dernier son orientation vers l’hydrologie, domaine dans lequel il effectue ensuite l’essentiel de ses travaux[1].
Au sein de l’ORSTOM, il travaille d’abord sur des mesures hydrologiques au Tchad et au Congo, avec des campagnes sur le lac Tchad, le Serbewel et le N’Goko dans les années 1960[1]. En 1968, Jean Rodier, responsable du Service hydrologique de l’ORSTOM, lui confie une étude des régimes hydrologiques des régions volcaniques d’altitude du pays bamiléké[1]. Cette mission entraîne son installation à Bafoussam, au cœur des zones montagneuses de l’Ouest camerounais, où il travaille pendant quatre ans[1].
En 1973, il prend la direction du Service hydrologique au Cameroun, basé à Yaoundé[1]. Il coordonne alors des actions qui couvrent un large éventail de milieux, des mangroves de l’estuaire du Wouri aux montagnes de Mokolo, et de thèmes, des bassins représentatifs à l’hydrochimie, aux transports solides et à l’étude du régime des précipitations[1]. À partir de 1975, les équipes de l’ORSTOM sont accueillies dans des structures scientifiques camerounaises. Il garde ses responsabilités à la tête du service hydrologique national et du réseau hydrométrique du pays[1].
Ses activités au Cameroun se poursuivent jusqu’en 1979, soit un séjour de onze années au cours duquel il participe à des projets de développement liés à l’eau et aux aménagements hydrauliques, comme les barrages de Bamendjing, de Mokolo ou de Lagdo, les adductions d’eau de centres urbains et certains axes routiers[1]. Il souligne le lien qu’il voit entre hydrologie et développement et explique dans Fleuves et rivières du Cameroun, publiée en 1986, que cette expérience l’a conduit à rédiger une synthèse des mesures et travaux réalisés au Cameroun[1].
Après cette période, il étend ses recherches aux systèmes lacustres et fluviaux sahéliens. Il (co-)dirige des travaux sur le lac Tchad et sur le fleuve Niger, en particulier sur le bassin amont et le delta intérieur, en analysant les bilans hydrologiques, les crues, les étiages, les surfaces inondées et les flux de matières dissoutes ou en suspension[2],[3],[4]. Il contribue aussi à des études en zone soudanienne et sur la variabilité des régimes hydrologiques en Afrique de l’Ouest[5].
Il est présenté comme hydrologue et directeur de recherche à l’IRD, selon l’ouvrage de l’UNESCO consacré au fleuve Niger, faisant de lui un référant pour l’étude des grands bassins fluviaux africains[3],[6].