Jean-François Peyret
auteur et metteur en scène français
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Jean-François Peyret, né le à Paris[1], est un auteur et metteur en scène français.
Biographie
Jean-François Peyret est auteur et metteur en scène. De 1982 à 1994, il crée avec Jean Jourdheuil une quinzaine de spectacles (écriture, traduction, mise en scène), souvent à partir de textes non dramatiques, de Montaigne à Lucrèce, faisant connaître l'œuvre d'Heiner Müller, parcours qui s'acheva avec Le Cas Müller, présenté à Avignon en 1991. En 1994, avec Sophie Loucachevsky, il réalise et anime le Théâtre-Feuilleton au Théâtre de l'Odéon. En 1995, il crée une nouvelle compagnie, tf2 (théâtre-feuilleton 2).
Depuis, avec Le Traité des Passions, Un Faust-Histoire naturelle (écrit avec Jean-Didier Vincent), les spectacles autour d'Alan Turing (Turing-machine, Histoire naturelle de l'esprit - suite et fin) ou Le Traité des formes (en collaboration avec Alain Prochiantz), qui eut pour prétexte Ovide (La Génisse et le pythagoricien) et Darwin (Les Variations Darwin), il se sert du théâtre pour imaginer des réflexions-rêveries autour du vivant et de l'artificiel, du corps et de la machine, des variations sur le thème du destin technique de l'homme.
En collaboration avec Alain Prochiantz, Les Variations Darwin paraissent en aux éditions Odile Jacob. Reprenant les textes et matériaux des deux derniers spectacles écrits par les auteurs et créés au Théâtre national de Chaillot en 2003 et 2004, Des Chimères en automne et Les Variations Darwin, cet ouvrage est aussi l'occasion pour eux d'une confrontation autour de ce que le travail scientifique peut apporter à l'expérience théâtrale, de la nature de la science et de sa place dans la culture. Ce livre est également une réflexion sur le processus de fabrication d'un spectacle de théâtre aujourd'hui.
En 2005, avec Le Cas de Sophie K, Jean-François Peyret continue son exploration du rapport entre l'imaginaire des artistes et l'imaginaire des scientifiques en se confrontant à Luc Steels, spécialiste de l'intelligence artificielle.
En 2008, il crée, en collaboration avec Françoise Balibar et Alain Prochiantz, Tournant autour de Galilée, au Théâtre national de Strasbourg et au Théâtre national de l'Odéon. Le grand savant y est représenté par sa fille Virginia, "clôturée" à 13 ans chez les clarisses, et qui y connut la vie rude du couvent, la faim, le froid, l'ennui. C'est sa correspondance avec son père que Jeanne Balibar donne à entendre sur le plateau, aux côtés d'un Olivier Perrier qui tente d'en découdre avec la pensée montaignienne, d'un Frédéric Kunze qui ne sait plus que faire de la grande pièce scientifique de Brecht, La Vie de Galilée, et de quelques danseuses, invitées à aller chercher la clarisse en elles.
En 2010, à l'invitation de l'Experimental Media and Performing Arts Center à Troy, aux États-Unis, Jean-François Peyret s'empare de la figure d'Henry David Thoreau, comme d'un spectre qui hanterait notre monde technologique. À partir de Walden ou la vie dans les bois, il a proposé des soirées work-shop au Théâtre Paris-Villette en , ainsi qu'une installation, Walden memories, au Fresnoy-Studio national des arts contemporains. Le travail se poursuivra en 2011, et la pièce sera jouée au Théâtre national de la Colline en .
En 2011, il crée la pièce Ex vivo / In vitro, coécrite avec le neurobiologiste Alain Prochiantz au théâtre de la Colline, autour de la procréation médicale assistée. En 2015, il consacre un spectacle à Steve Jobs, avec le comédien Jos Houben, intitulé Citizen Jobs (Le 104, 2015). Son dernier spectacle, La Fabrique des monstres, Démesure pour mesure, s'intéressait au mythe de Frankenstein à travers le roman éponyme de Mary Shelley (Théâtre Vidy, Lausanne, 2018).
En 2017, Jean-François Peyret a participé au colloque "Le rêve des formes : Arts, sciences & cie".
Au printemps 2020 à Grenoble, il lance son Petit bréviaire tragique à l'usage des animaux humains du XXIè siècle, en collaboration avec des artistes et chercheurs proches, des jeunes comédiens et musiciens. Le spectacle se bouscule aux postes-frontières homme/animal. Une expérimentation, une affaire de transmission et d'héritage sans testament.
Jean-François Peyret est également enseignant : universitaire à l'Institut d'Etudes Théâtrales (Paris 3), il est également intervenu au sein de formations artistiques au Théâtre National de Strasbourg, à l'Ecole Régionale d'Acteurs de Cannes, à l'ENSATT, à la Manufacture de Lausanne, au Fresnoy (Studio National des Arts Contemporains), au Conservatoire Départemental d'Orléans et travaillera, pour son prochain projet en 2020, avec des étudiants de 4ème année du Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique de Paris.

