Jean-François II Pic de la Mirandole

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Jean-François II Pic de la Mirandole
Jean-François II Pic de la Mirandole
Naissance
Décès

Mirandola
Sépulture
Famille
Père
Galeotto Pic de la Mirandole, comte de Concordia (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Blanche-Marie d'Este, comtesse de Concordia (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Ludovico I Pico (d)
Federico Pico della Mirandola (d)
Susanna Pico (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Giovanna Carafa (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Giantommaso Pico della Mirandola (d)
Alberto Pico della Mirandola (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Jean-François II Pic, seigneur de la Mirandole (Giovanni Francesco II Pico della Mirandola), né à Mirandola, province de Modène dans la région de l'Émilie-Romagne en 1469 et mort en 1533 dans cette même ville, est un philosophe et écrivain Italien, neveu de Jean Pic de la Mirandole.

Jean-François II Pic, comte de Roddi seigneur d'Oleggio est le fils de Galeotto I Pico et de Bianca Maria d'Este, fille de Nicolas III d'Este. Il est mort assassiné en 1533, avec son dernier fils Alberto, alors âgé de 14 ans, par son neveu Galéas II condottiere italien au service de François Ier en 1534 et mort à Paris le dont le fils Louis Pic de la Mirandole sera évêque de Limoges.

Pensée

Jean-François II Pic de la Mirandole combat la culture classique en faveur du christianisme.

En 1496, il écrit une biographie sur son oncle Vita, préface d'un volume qui contenait opera omnia, et reprend certaines de ses doctrines, comme la lutte contre l'astrologie. Adepte de Jérôme Savonarole, il se bat vainement pour son absolution et en écrit la biographie après sa mort.

Il soutient d'un côté la nécessité d'un renouveau de la discipline ecclésiastique et de l'autre l'incompabilité de la philosophie antique avec le catholicisme. Il écrit De reformandis moribus, qu'il envoie au pape Leon X et Examen vanitatis doctrinae gentium et veritatis christianae disciplinae, dans lequel il attaque la philosophie archaïque et enfin La strega (1527), sur la possession démoniaque.

L'Examen n'attaque pas seulement la philosophie archaïque, mais aussi Aristote, Saint Thomas d'Aquin et le thomisme. Sur ces deux penseurs, Pic conteste en effet la confiance que l'on peut avoir dans le savoir et la raison qui permettraient avec la force de l'intelligence d'instruire les ultimes vérités.

À contrario, il partage la doctrine de Nicolas de Cues dans De docta ignorantia (1440). En effet, Pic se méfie des capacités humaines reconnaissant à la raison la seule possibilité d'aboutir à des conclusions arbitraires[1].

Pic reprend certaines des thèses typiques du scepticisme philosophique de Pyrrhon d'Élis et Sextus Empiricus, en effet il nie la validité du syllogisme et de l'induction, dévalue l'idée de la causalité. Rien n'est connaissable, tandis que la foi peut se fonder uniquement sur une révélation[2].

Descendance

Jean-François II Pic de la Mirandole a épousé Giovanna Carafa di Maddaloni, petite-fille du comte Diomede Ier Carafa di Maddaloni. Ils ont huit enfants :

  • Giulia
  • Paolo (?-1567)
  • Beatrice
  • Maria
  • Giantommaso (?-1567), ambassadeur auprès du pape Clément VII
  • Anna
  • Cornelia
  • Alberto (?-1533)
Blason des Pic de la Mirandole.

Blason

Écartelé, au 1er et au 4e d'or, à l'aigle de sable, armée, membrée et couronnée de gueules (Mirandola), au 2e et 3e d'argent, à trois bandes d'azur, au lion couronné de gueules (Concordia), à une bande de gueules sur la troncature, au chef d'or, traversant sur le quarté, chargé d'une aigle de sable, bicéphale, armée, membrée et couronnée de gueules; sur l'ensemble de Pico, qui est échiqueté d'argent et d'azur

Œuvres

  • De imaginatione (1501)
  • De providentia Dei (1508)
  • De rerum praenotione (1506-1507)
  • De studio divinae et humanae philosophiae (1496)
  • Examen vanitatis doctrinae gentium, et ueritatis Christianae disciplinae (1520)
  • Ioannis Pici Mirandulae Vita (1496)
  • Libro detto strega o delle illusioni del demonio (1524)
  • Opera Omnia (1573) (réédition 1969, 1972)
  • Quaestio de falsitate astrologiae (v. 1510)

Notes et références

Bibliographie

Sources

Voir aussi

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