Jean-Henri Castéra
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Jean-Henri Castéra (1749-1838), parfois nommé Castéra d'Artigues, est un diplomate, écrivain et traducteur français.
Jean-Henri Castéra naît le à Tonneins, actuellement en Lot-et-Garonne, dans la famille d'un négociant, maître de bateaux[1]. Il fait ses études dans un collège jésuite, puis sert aux Antilles dans un régiment de dragons[1]. Il rejoint ensuite la cour du roi Louis XVI à Paris, et se voit confier des missions diplomatiques officieuses, qui le conduisent à faire plusieurs voyages à l'étranger[1]. Homme de lettres et poète, il publie en 1786 un poème d'une centaine de pages, Les baisers de Zizi[2].
À la cour de Catherine II à Saint-Pétersbourg, il en est un des historiographes, et écrit anonymement un récit de la vie de l'impératrice, immédiatement après sa mort[3]. Publié à Paris en 1797 sous le titre de Vie de Catherine II, impératrice de Russie, il rencontre le succès, et connaitra de nombreuses rééditions et traductions[3]. À cause de la liberté de vue sur les événements politiques, sur les conflits au sein de la cour et sur la vie personnelle de l'impératrice, et parce qu'il en est une des premières biographies, l'ouvrage est resté longtemps une référence pour les lecteurs russes[3]. Il donne à la fin du second tome des informations sur l'organisation administrative et militaire, mais également sur les énormes présents, en terres et en serfs, que fit Catherine II à ses favoris[3].
De retour à Paris, il ne rencontre pas de difficultés pendant la Révolution française, mais refuse la proposition de Bonaparte de l'accompagner comme chroniqueur pendant la campagne d'Égypte[1]. Il traduit ensuite d'autres ouvrages, notamment les voyages du capitaine Cook et d'autres récits de voyages septentrionaux et africains, publie des recueils de poèmes et d'autres ouvrages[1]. Il espère être nommé à l'Académie française, mais l'empereur lui en ferme l'accès[1]. Il se retire alors dans le château d'Artigues qu'il a acquis à Tonneins pendant la révolution, où il meurt le [1].