Jean-Jacques Bridey

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Élection17 juin 2012
Réélection18 juin 2017
Circonscription7e du Val-de-Marne
LégislatureXIVe et XVe (Cinquième République)
Jean-Jacques Bridey
Illustration.
Jean-Jacques Bridey en 2016.
Fonctions
Député français

(10 ans)
Élection 17 juin 2012
Réélection 18 juin 2017
Circonscription 7e du Val-de-Marne
Législature XIVe et XVe (Cinquième République)
Groupe politique SRC (2012-2016)
SER (2016-2017)
LREM (2017-2022)
Prédécesseur Olivier Dosne
Successeur Rachel Keke
Président de la commission de la Défense nationale et des Forces armées de l'Assemblée nationale

(2 ans et 25 jours)
Législature XVe (Cinquième République)
Prédécesseur Patricia Adam
Successeur Françoise Dumas
Maire de Fresnes

(16 ans, 3 mois et 20 jours)
Élection 18 mars 2001
Réélection 9 mars 2008
30 mars 2014
Prédécesseur Gabriel Bourdin
Successeur Marie Chavanon
Biographie
Date de naissance (72 ans)
Lieu de naissance Nice (France)
Nationalité Française
Parti politique PS (jusqu'en 2017)
LREM (depuis 2017)
Profession Cadre supérieur du secteur privé

Image illustrative de l’article Jean-Jacques Bridey
Maires de Fresnes

Jean-Jacques Bridey, né le à Nice (Alpes-Maritimes), est un homme politique français.

Il est maire de Fresnes de 2001 à 2017 et conseiller général du Val-de-Marne de 2008 à 2012. Il est élu député dans la septième circonscription du Val-de-Marne en 2012, et réélu en 2017. De 2017 à 2019, il est président de la commission de la Défense nationale et des Forces armées à l'Assemblée nationale.

Jean-Jacques Bridey est directeur technique dans un laboratoire photographique[1]. Il est élu maire de Fresnes en 2001, et député du Val de Marne sous les couleurs du Parti socialiste (PS) lors des élections législatives de 2012[1].

Il soutient Emmanuel Macron, candidat du mouvement En marche !, pour l'élection présidentielle de 2017[2]. Il fait sa connaissance lors des travaux sur la loi « Emploi, activité, croissance, » dite loi Macron, à l'Assemblée nationale. C'est ainsi qu'il est l'un des premiers parlementaires à lui apporter son soutien et qu'Emmanuel Macron tient son premier meeting politique à Fresnes le [3],[4],[5], à son invitation.

L'intervention de Jean-Jacques Bridey permet à la loi Macron de faire prolonger la concession accordée à la SEMMARIS[6] pour la gestion du marché international de Rungis.

Réélu député du Val-de-Marne en , il doit démissionner de sa fonction de maire de Fresnes en raison de la loi sur le non-cumul des mandats et y est remplacé par Marie Chavanon[7].

Le , il est désigné comme président de la commission de la Défense nationale et des Forces armées à l'Assemblée Nationale. Lors du renouvellement à mi-mandat des grands postes de l'Assemblée, il perd la présidence face à Françoise Dumas, qui lui succède le [8].

Lors des législatives de 2022, il renonce à se représenter pour raisons de santé[9].

Le , malgré l'imminence de son procès pour détournement de fonds publics et concussion (voir infra) dans laquelle la ville de Fresnes s'est tout juste constituée partie civile, il dépose sa liste pour les élections municipales dans la commune[10]. Après le début de sa campagne en , Mediapart lui avait notamment reproché sa communication mensongère concernant ses déboires judiciaires[11]. Arrivé en dernière position au premier tour avec 13,13 % des suffrages exprimés, il se maintient dans une triangulaire et obtient 11,46 % des voix le dimanche suivant[12].

Travaux et prises de position

Président de la commission de la défense nationale

Président du groupe d’Amitié France-Irak[13] et lié au Mali, il est coutumier des dossiers liés à l’engagement des forces militaires françaises dans les opérations extérieures. Jean-Jacques Bridey est en effet rapporteur du budget des équipements militaires et de la dissuasion nucléaire lors de dernière législature à l’Assemblée nationale[14].

Depuis le soutien à Macron pour la loi de 2015, leurs liens se sont affermis jusqu’à le conseiller sur les questions de Sécurité et de Défense nationale durant la campagne présidentielle de 2017 au cours de laquelle il présente comme priorité la nécessité d'une France plus indépendante[15]. Il regrette la coupe budgétaire annoncée en , mais ne souhaite pas s'opposer à Emmanuel Macron[16],[17].

Pour l'universitaire Kevin Alleno, « si Jean‑Jacques Bridey connaît bien le fonctionnement de la Commission pour y avoir siégé pendant cinq ans, il n’est pas à proprement parler un poids lourd de la majorité »[18].

En , à l'occasion de la remise en jeu de la présidence de la commission, il fait face à plusieurs candidatures concurrentes, et sa gestion fait l'objet de vives critiques de la part de ses collègues[19]. Finalement, Françoise Dumas est désignée présidente de cette commission le [8].

Controverses

Procès pour détournement de fonds publics et concussion

Il fait l'objet d'une première enquête préliminaire à partir de 2018 pour concussion à propos d'une somme de 84 251 euros qu'il aurait indûment perçue grâce au cumul des indemnités de ses différents mandats au-delà des plafonds autorisés par la loi[20]. Au printemps 2019, la HATVP effectue un nouveau signalement à son sujet, concernant cette fois ses frais de mandat. Jean-Jacques Bridey est soupçonné d'un usage illicite de son enveloppe parlementaire entre 2013 et 2019, notamment pour des dépenses personnelles, pour le paiement (déductible d'impôts) de ses cotisations au PS, ou encore l'encaissement de chèques sur son compte personnel  le tout pour un montant estimé à 145 749 [21],[22].

Les deux enquêtes sont regroupées par le parquet national financier (PNF)[21]. Un procès pour détournement de fonds publics et concussion est prévu pour le , avant d'être repoussé au car la procédure initiale n'incluait pas l'avis à victimes permettant à toutes les institutions potentiellement lésées d'être entendues[11],[23]. Le PNF requiert contre lui une peine de deux ans de prison avec sursis probatoire, une obligation de remboursement des sommes dues, 300 000 euros d'amende (dont la moitié avec sursis), et cinq ans d'inéligibilité. Le jugement doit être rendu le [24],[25].

Notes de frais

Il est également critiqué pour ses notes de frais de 2016 et 2017, de 2 000  par mois (essentiellement pour des repas dans des restaurants haut de gamme), remboursés par la Société d'économie mixte locale d'aménagement de Fresnes (Semaf) qu'il présidait, certains repas ayant été remboursés deux fois[26]. La somme totale s'élèverait à au moins 135 000 , essentiellement pour des frais de bouche personnels comme « Dîners au champagne, soirée avec Macron, doubles remboursements, commandes de truffes fraîches "1er choix", etc. »[27]. Une enquête est ouverte par le parquet national financier (PNF) en 2019[11],[24].

L'orphelinat Falatow Jigiyaso

Après un voyage au Mali en 2009 à l'initiative d'une association fresnoise, Bridey crée l'association SEMAF Bamako chargée de lever des fonds pour la création d'un orphelinat à Dialakoraba[28]. Celui-ci est inauguré en 2012[29]. Le député fait alors l'objet de critiques pour avoir consacré, à partir de 2013, une partie de sa réserve parlementaire aux frais de fonctionnement de la structure[30], dont il est lui-même président[31].

Mandats

Notes et références

Liens externes

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