Jean-Jacques de Mayenfisch
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Jean-Jacques de Mayenfisch | ||
| Naissance | Kaiserstuhl (Argovie) |
|
|---|---|---|
| Décès | (à 75 ans) Berne |
|
| Allégeance | ||
| Arme | Infanterie | |
| Grade | Maréchal de camp | |
| Années de service | 1743 – 1792 | |
| Conflits | Guerre de Succession d'Autriche Guerre de Sept Ans |
|
| Distinctions | Ordre de Saint-Louis (Chevalier) |
|
| Autres fonctions | Juge du Tribunal Suprême de la République Helvétique | |
| modifier |
||
Jean-Jacques de Mayenfisch, né à Kaiserstuhl le [1] et mort à Berne le [2], est un militaire suisse au service de la France.
Fils de François-Bernard de Mayenfisch et Hélène von Buol[3], tous deux issus d'anciennes familles nobles de Kaiserstuhl, il perdit son père à l'âge de six ans et fut destiné par sa mère à l'état ecclésiastique. Élève au collège des Jésuites[4], il entre à 17 ans au service de France comme enseigne dans le régiment suisse de Vigier[5]. Il sert avec distinction dans les campagnes d'Italie de 1746 et 1747, en particulier sur le Siège de Gênes[4]. Il est fait chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis le pour s'être distingué à la bataille de Corbach lors de la guerre de Sept Ans[4].
En 1755 il obtint la majorité du régiment de Castella, en 1766 la commission de lieutenant-colonel, et en 1774 celle de colonel. Nommé brigadier le [6] et puis maréchal de camp le [5] avec une pension de 6 000 livres sur le trésor royal « en considération de la distinction de ses services »[7].
En 1782, dans une lettre patente daté du , lui et ses fils sont acceptés et reçus (auf- und angenommen) comme nobles de la Maison-Dieu (adelige Gotteshausleute) par le prince du Saint-Empire abbé Beda de Saint-Gall[3],[4],[8].
En 1792 il prend sa retraite à la maison (appelée Marschallhaus) qu'il avait fait construire en 1764 dans sa ville natale. En 1798, il est élu juge du tribunal suprême de la République helvétique[2].
Il meurt à Berne le d'une attaque d'apoplexie, à l'âge de 76 ans.
Mariage et descendance
Le il épouse Marie-Anne Elisabeth Wurmer (-1808). De cette union naissent trois fils:
- Jean-Ulrich (-), officier du 5e. Régiment Suisse (Traxler) au service d'Espagne[9].
- Théodore Jacques (né le ).
- Jean-Baptiste de Mayenfisch-Rappenstein, (-1837), chanoine du monastère de Zurzach, puis capitaine de l'armée helvétique[10], père du baron Charles de Mayenfisch-Rappenstein (1803-1877), chambellan du Roi de Prusse[8], collectionneur d'antiquités, archéologue et directeur des musées de Sigmaringen.