Jean-Joseph Alvitre
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Jean Alvitre |
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Vicaire, curé |
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Jean-Joseph Alvitre' ou Jean Alvitre (L'abbé Jean-Joseph Alvitre), né le au Le Pescher, alors commune de Sérilhac, en Corrèze[1] et mort le à Brive-la-Gaillarde (Corrèze)[2] est un vicaire puis curé à Brive-la-Gaillarde, résistant qui fournit de faux certificats de baptême à de nombreux Juifs, leur sauvant ainsi la vie.
Études
Jean-Joseph Alvitre[3],[4],[5] est né le 17 ou le 24 ou le au Le Pescher, alors commune de Sérilhac (Corrèze).
Il entre au Petit Séminaire de Servières-le-Château (Corrèze) en 1900 puis celui d’Ussel (Corrèze) en 1906. A la fin de ses études secondaires, il entre au Grand Séminaire de Tulle (Corrèze).
Première Guerre mondiale
En 1911, il commence son service militaire, alors d'une durée de trois années.
Durant la Première Guerre mondiale, à Verdun, il est blessé. Il reçoit deux citations et la croix de guerre. Il est démobilisé en 1919.
Entre les deux Guerres
En 1914, il avait été ordonné sous-diacre. Une fois la guerre terminée, il retourne au Grand Séminaire de Tulle. Il est ordonné prêtre en 1920 et trouve un poste à Égletons (Corrèze). En 1921, il est vicaire à Saint Sernin de Brive-la-Gaillarde. En 1933, il devient curé fondateur de la nouvelle paroisse d’Estavel (Notre Dame de Lourdes)[6], située à Brive-Ouest[1]. Il y reste pendant vingt cinq ans.
Seconde Guerre mondiale
Durant la Seconde Guerre mondiale, sous le nom de Caille, il s'engage dans la Résistance dans le réseau "Alliance", dirigé par Marie-Madeleine Fourcade.
Le , Pétain annonce à la radio qu’il faut cesser le combat et signer l’armistice avec Hitler. Edmond Michelet rédige, un jour avant l'appel de De Gaulle, un tract où il appelle à la Résistance en citant Charles Péguy[7].
Le , Jean-Joseph Alvitre rend visite à son ami Edmond Michelet[8] et lui déclare qu'il est gaulliste[9]. C'est la première fois qu'Edmond Michelet entend cette expression[1].
Jean-Joseph Alvitre participe aux mouvements Liberté (Résistance) et Combat (Résistance)[1].
Honneurs
Chevalier de la Légion d'honneur
Croix de guerre - avec palme remise par Pétain[1].
Croix de guerre - avec palmes (avec citation à l'ordre de l'armée en 1952).
Médaille de la Résistance française- Avenue à Brive-la-Gaillarde nommée en son honneur.
Bibliographie
- Edmond Michelet, Rue de la liberté, Dachau 1943-1945, Seuil, Paris, 1983 [La première édition date de 1955]. [Lettre-Préface de Charles de Gaulle ; aussi avec Préface pour l’édition allemande de Konrad Adenauer]. (ISBN 2-02-003025-X). L'édition allemande est intitulée : Die Freiheitsstrasse : Dachau 1943-1945. Stuttgart: Europa-Contact-Gesellschaft für Intereuropäische Beziehungen, 1960.
- Jean Charbonnel et Étienne Borne, Edmond Michelet, Editions Beauchesne, 1987 (ISBN 2701011469), (ISBN 9782701011462)
- (en) Andrew Sangster, The Agony of France, Cambridge Scholars Publishing, 2016 (ISBN 144389673X), (ISBN 9781443896733)
- André Girard et Robert Hervet, Le temps de la méprise, Editions France-Empire, 1965.
- son nom : avenue de l'Abbé-Alvitre, où se trouve l'église Notre-Dame d'Estavel[10]