Jean-Joseph Dassy

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Décès
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Jean-Joseph Dassy
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Maître
Fratrie

Jean-Joseph Dassy, né à Marseille le [1] et mort dans la même ville le [2], est un peintre français, spécialisé dans les scènes de l'histoire de France et les thèmes religieux[3].

Il est le frère de l'abbé Dassy, fondateur de l'Institut des jeunes aveugles à Marseille.

Jean-Joseph Dassy est né le à Marseille. Son père est marbrier. Son frère cadet Louis Toussaint Dassy se destine à la prêtrise tandis que ses deux autres frères plus jeunes, Pierre et Hippolyte, aident leur père dans son atelier de marbrerie. Trois de ses sœurs se font religieuses.

D'abord élève de Innocent Goubaud et d'Augustin Aubert à l'École des Beaux-Arts de Marseille, il se rend ensuite à Paris où, à partir de 1817, il devient un des meilleurs élèves de Girodet-Trioson qui dit de lui « Dassy l'emportera sur tous s'il sait se jeter en avant, mais je redoute sa modestie et sa timidité »[4]. En 1819 il expose au salon Noé sortant de l'arche acquis par la maison du roi et en 1825 Madeleine pénitente qui lui vaut une médaille et qu'il offre plus tard au musée de Marseille. En 1825 il va à Rome pour se perfectionner. De 1823 à 1826 il exécute de remarquables lithographies d'après les tableaux de Girodet-Trioson : Mustapha, Mardochée, Galathé, Héro et Léandre et Scènes de l'Énéide.

Il revient dans sa ville natale lors des évènements de la Révolution de Juillet et refuse de remplacer son ancien maître Aubert à la tête de l'École des beaux-arts et obtient même du maire le maintien du vieil artiste à son poste. Au salon de 1831, il expose deux compositions religieuses : L'Éducation de la Vierge (commande pour l'église Saint--Nicolas-des-Champs de Paris) et Le Christ au tombeau.

Il effectue un deuxième séjour à Rome (1833-1836). De retour à Paris, il expose régulièrement de 1837 à 1844 : Adoration des Mages, Bataille de Saucourt-en-Vimeu (château de Versailles), La Mort de saint Louis (cathédrale d'Arras), Combat singulier de Robert, duc de Normandie et un guerrier musulman sous les murs d'Antioche, Silène et les bergers, Marie Madeleine dans la grotte de Patmos, Le cardinal de la Tour d'Auvergne (cathédrale d'Arras) et une Assomption.

Il quitte définitivement Paris pour se retirer à Marseille où il entre à l'Académie de Marseille le [5]. En 1845, il est nommé conservateur du musée de Marseille, fonction qu'il occupe jusqu'à sa mort. Il ne produit alors que quelques tableaux pour les églises locales : église Saint-Lazare, église de la Trinité-la Palud etc.

Il meurt le , victime d'une épidémie de choléra. Son éloge funèbre ainsi que celui de Dominique Papety et d'Aubert est prononcé au cours de la séance du de l'Académie de Marseille par le peintre Dominique Antoine Magaud[6].

Œuvres dans les collections publiques

Notes et références

Annexes

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