Jean-Joseph Veye dit Chareton ( à Montélimar - à Paris) est un général et homme politique français.
Carrière militaire
Jean-Joseph Veye dit Chareton nait le à Montélimar[1]. Il est le fils de Joseph Veye dit Chareton, confiseur, et de son épouse, Marie Fayolle.
Admis à l'École polytechnique en , Jean-Joseph Veye en sort avec le grade de sous-lieutenant du génie en . Lieutenant en 1836, capitaine en 1840, chef d'escadron en 1853, il fait la campagne d'Afrique où il assiste au siège de Constantine, puis celle de Crimée, où il est deux fois blessé et où il gagne le grade de lieutenant-colonel. Il travaille aux fortifications de Lyon, de Grenoble, de Toulon, devient colonel en 1861, et fait partie, en 1870, du 5ecorps de l'armée du Rhin; fait prisonnier à Sedan, il est emmené en Allemagne et interne à Wiesbaden[2]. De retour de captivité, il est affecté comme général à l'armée versaillaise[3].
Carrière politique
À son retour, il est élu, le , représentant de la Drôme à l'Assemblée nationale[4], et peu de temps après, le , promu au grade de général de brigade. Il devient aussi, le de la même année, conseiller général de la Drôme pour le canton de Montélimar. Rapporteur, après la mort de Chasseloup-Laubat, de la sous-commission de réorganisation de pendant la session de 1871-72, il défend, à la tribune, le service de quatre ans, et prend une part active et distinguée à la plupart des débats sur les lois militaires.
Il est promu au grade de général de division, le . Lors des élections des sénateurs inamovibles par l'Assemblée nationale, en décembre de la même année, le général Chareton est nommé sénateur. Il prend place à la gauche de la Chambre haute, repousse, en , la dissolution de la Chambre des députés demandée par le gouvernement du Seize-Mai, et s'associe à la lutte des sénateurs et députés républicains contre ce gouvernement.
Il meurt le à Paris, en son domicile situé dans le 6e arrondissement[5].
Notes et références
↑Acte de naissance de Jean-Joseph Veye dit Chareton, Registre d'état-civil de la commune de Montélimar (1813-1816), cote 5 Mi 83/R107, Archives départementales de la Drôme, 636p. (lire en ligne), p.35
↑Acte de décès de Jean-Joseph Veye dit Chareton, Registre des décès du 6ème arrondissement de Paris (15 mai 1878 (acte n° 1048) - 19 juin 1878 (acte n° 1276)), cote V4E 3205, Archives de Paris, 31p. (lire en ligne), p.28
Jacques-Olivier Boudon, «Chareton Joseph de 1813-1878», dans Jean-Marie Mayeur et Alain Corbin (dir.), Les immortels du Sénat, 1875-1918: les cent seize inamovibles de la Troisième République, Paris, Publications de la Sorbonne, coll.«Histoire de la France aux XIXeetXXesiècles» (no37), , 512p. (ISBN2-85944-273-1, lire en ligne), p.271-273.
Justin Brun-Durand, Dictionnaire biographique et biblio-iconographique de la Drôme: contenant des notices sur toutes les personnes de ce département qui se sont fait remarquer par leurs actions ou leurs travaux, avec l'indication de leurs ouvrages et de leurs portraits, t. I: A à G, Grenoble, Librairie dauphinoise, 1900, 413p. (lire en ligne), p.172.