Jean-Lou Justine

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Jean-Lou Justine
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Jean-Lou Justine en 2004
Naissance
Saint Quentin (Drapeau de la France France)
Nationalité Drapeau de la France Français
Domaines Parasitologie, Zoologie
Institutions Muséum national d'histoire naturelle
Diplôme Thèse d'État
Directeur de thèse Louis Euzet, Xavier Mattei
Renommé pour Parasites de poissons, Plathelminthes invasifs terrestres
Site isyeb.mnhn.fr/fr/annuaire/jean-lou-justine-1665,

Jean-Lou Justine (1955-) est un parasitologiste et zoologiste français, Professeur au Muséum national d'histoire naturelle à Paris, spécialiste des parasites de poissons et des Plathelminthes terrestres invasifs[1].

Jean-Lou Justine est étudiant à l'Université de Nice (1972-1976), puis à l'École normale supérieure de Saint-Cloud (agrégation de sciences naturelles en 1977) puis enfin à l'Université de Montpellier. Il passe sa thèse de troisième cycle en 1981[2] et sa thèse d'État en 1985[3], toutes deux à l'Université de Montpellier, sous la direction de Xavier Mattei et Louis Euzet.

De 1978 à 1985, il est assistant puis maître-assistant à l'Université de Dakar au Sénégal. Il entre au Muséum national d'histoire naturelle (MNHN) à Paris en 1985, dans le laboratoire dirigé à l'époque par le professeur Alain Chabaud. Il est membre du MNHN depuis cette date, et professeur depuis 1995. En 2003-2011, il passe quelques années à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie.

Jean-Lou Justine est le curateur des collections de vers parasites au Muséum national d'histoire naturelle [1],[4] et, depuis 2013, directeur-adjoint de l'Institut de Systématique, Évolution, Biodiversité[1], qui est l'une des plus grosses UMR du MNHN[5].

Il est membre du Comité Éditorial de l'EASIN (European Alien Species Information Network), une structure qui s'intéresse aux espèces invasives au niveau européen, depuis 2015[6] et rédacteur-en-chef de la revue scientifique Parasite depuis 2012[7].

Recherche

Dessins de spermatozoïdes dans un article de J.-L. Justine.

Jean-Lou Justine travaille dans plusieurs domaines scientifiques au cours de sa carrière. Ses premiers travaux et ses thèses concernaient l'ultrastructure des spermatozoïdes des Plathelminthes parasites et leur intérêt pour la phylogénie[2],[3]. Il a ensuite travaillé sur la systématique des nématodes, monogènes et autres parasites de poissons, en particulier ceux des poissons des récifs coralliens de Nouvelle-Calédonie[8],[9],[10],[11].

Jean-Lou Justine publie plus de 250 articles depuis 1981[12],[13] et décrit plus de cent espèces nouvelles[14], qui sont toutes des parasites appartenant aux groupes des Nématodes, Monogènes, Digènes, Cestodes et Crustacés.

À partir de 2013, Jean-Lou Justine aborde un autre domaine de recherche avec les Plathelminthes invasifs terrestres, comme Platydemus manokwari ou Bipalium kewense. Les articles issus de cette recherche[15],[16],[17],[18],[19] ont eu un certain impact dans les médias, dont les radios françaises[20], les télévisions et les journaux[21],[22],[23],[24] et aussi les journaux aux États-Unis[25] Royaume-Uni[26], et autres pays[27].

Activités d'édition scientifique

Jean-Lou Justine est le rédacteur-en-chef des Mémoires du Muséum National d’Histoire Naturelle, de 1992 à 1998 et de Zoosystema de 1998 à 2003[28] ; deux revues scientifiques publiées par le Muséum national d'histoire naturelle. Depuis 2013, il est rédacteur-en-chef de la revue scientifique de parasitologie Parasite[7], publiée par la Société française de parasitologie. Il est aussi membre du comité de rédaction de plusieurs journaux de parasitologie, dont Helminthologia[29], Acta Parasitologica[30], et Folia Parasitologica[31], et un des nombreux "Academic Editors" du méga-journal PeerJ[32].

Il a aussi été le coordinateur de plusieurs livres, sur les spermatozoïdes [33], l'ultrastructure des Plathelminthes[34], la faune des mers profondes [35] et d'un volume du congrès international sur les Plathelminthes[36].

Taxons

Notes et références

Liens externes

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