Jean-Louis Billon
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| Jean-Louis Billon | |
Jean-Louis Billon, au Forum économique mondial pour l'Afrique le 5 mai 2011. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre ivoirien du Commerce | |
| – (11 mois et 28 jours) |
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| Président | Alassane Ouattara |
| Premier ministre | Daniel Kablan Duncan |
| Gouvernement | Duncan V |
| Prédécesseur | Lui-même (Commerce) |
| Successeur | Souleymane Diarrassouba |
| Ministre du Commerce, de l'Artisanat et de la Promotion des PME | |
| – (3 ans, 1 mois et 22 jours) |
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| Président | Alassane Ouattara |
| Premier ministre | Daniel Kablan Duncan |
| Gouvernement | Duncan IV |
| Prédécesseur | Sidiki Konaté |
| Successeur | Lui-même (Commerce) Azoumana Moutaye (Artisanat & Promotion des PME) |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Bouaké (Vallée du Bandama, Côte d'Ivoire) |
| Nationalité | Ivoirienne |
| Parti politique | PDCI-RDA |
| Diplômé de | Université Montpellier 1 |
| Profession |
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Jean-Louis Billonⓘ, né le à Bouaké, est un homme politique et homme d'affaires ivoirien. Il est le fils de Pierre Billon, fondateur de la Société immobilière et financière de la Côte africaine (SIFCA), un important groupe agro industriel ivoirien actif sur les marchés de l’huile de palme, du caoutchouc et du sucre[1].
Le , il devient ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Promotion des PME et occupe ce poste jusqu'au .
Candidat à l'élection présidentielle de 2025, il arrive en deuxième position avec 3,09 % des voix.
Jean-Louis Billon connaît une enfance typique de la jeunesse dorée d'Abidjan en Côte d'Ivoire dans les années 1960 et 1970. Il fait ses études primaires au Nid de Cocody à Abidjan, puis ses études secondaires au Collège moderne d’Abidjan II et au pensionnat de Bingerville. En classe de seconde, il part poursuivre ses études secondaires en France[2].
Il obtient une maîtrise en droit des affaires à l’université de Montpellier ainsi qu’un diplôme de l'Institut des hautes études de Défense nationale (IHEDN)[1].
Il part ensuite aux États-Unis pour un master en affaires internationales à l'université de Floride. En 1992 en Floride, il rencontre Henriette Gomis, sa future femme, dont le père Charles Gomis est un haut diplomate sous le président Félix Houphouët-Boigny et éphémère ministre des Relations extérieures en 2000 sous le général Robert Gueï. Il se marie avec elle en 1994[3].
Parcours professionnel
Jean-Louis Billon commence sa carrière dans le Wisconsin en tant que directeur des ventes de la société Grace Cocoa[1].
En 1995, il rentre en Côte d'Ivoire et intègre le groupe familial SIFCA comme secrétaire général cette même année[1].
À la mort de son père en 2001, il prend la tête du groupe. Il devient ainsi le PDG du plus grand groupe privé de Côte d'Ivoire et l'une des personnes les plus riches du pays[4].
Il est aussi président de la chambre de commerce et d'industrie de Côte d'Ivoire de 2002 à 2012[5].
Parcours politique
Sur le plan politique, en 2001, Billon est élu maire sans étiquette de la commune de Dabakala dont son père est originaire. Il occupe ce fauteuil jusqu'à son élection à la présidence du conseil régional du Hambol, en 2013[6].
En 2004, la décision du président Laurent Gbagbo d'octroyer le premier terminal à conteneurs du port d'Abidjan au groupe Bolloré et non à une de ses entreprises provoque la rupture avec celui-ci[1].
Opposant à Laurent Gbagbo, il est exfiltré d'Abidjan dans des conditions rocambolesques par un commando de militaires français après avoir exhorté ses homologues entrepreneurs de ne pas effectuer le règlement de l’échéance fiscale du à un gouvernement désormais sans légitimité depuis le scrutin présidentiel ayant donné la victoire à Alassane Ouattara[7].
Le , il entre au gouvernement comme ministre du Commerce, de l'Artisanat et de la Promotion des PME[8],[2],[9]. Il y plaide pour la bonne gouvernance, la lutte contre les monopoles et la corruption; il dénonce aussi la victoire du groupe Bolloré sur le port d’Abidjan, même si sa position était fragilisée par les intérêts de son propre groupe[10].
Durant ses années en tant que ministre, il définit un cadre institutionnel et réglementaire relatif aux activités de l’artisanat d’une part, et aux PME d’autre part. Il est notamment à l’origine du projet Phoenix, visant à promouvoir la création, le suivi et le développement de ces dernières, dans une volonté permanente de promouvoir le secteur privé, valoriser les entreprises africaines et accélérer le développement économique de la Côte d'Ivoire[11]. Il plaide pour la bonne gouvernance, la lutte contre les monopoles et la corruption; il dénonce aussi la victoire du groupe Bolloré sur le port d’Abidjan, même si sa position était fragilisée par les intérêts de son propre groupe[10].
Il travaille aussi à la réhabilitation du Centre artisanal de Grand-Bassam, à la création du premier Marché ivoirien de l’artisanat (MIVA)[12], à la construction de casses modernes (San Pedro, N’Dotré) et au lancement de l’Agence des PME, comprenant la mise en place d’un fonds de garantie et d’incubateurs d’entreprises[13].
Il devient ensuite ministre du Commerce, jusqu'en , date à laquelle il quitte le gouvernement. Il se rapproche alors du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) et en devient le porte-parole.
Ce rapprochement déclenche la colère au sein du Rassemblement des républicains (RDR). Le , il est suspendu de ses fonctions de président du Conseil régional du Hambol à la suite d'un décision du Conseil des ministres sous prétexte qu’il avait été élu sous la bannière du RDR[1].
En 2020, il présente sa candidature à l'investiture du PDCI à l'élection présidentielle avant de renoncer en et de se résigner à apporter son soutien au candidat du parti depuis les années 1990, Henri Konan Bédié[14].
En , il bat le député sortant Aboubacary Coulibaly en obtenant 47,64 % des suffrages, ce que les observateurs considèrent comme une petite prouesse dans une région acquise depuis des années au RDR du président Alassane Ouattara[15].
En , Jean-Louis Billon annonce sa candidature à l'élection présidentielle prévue pour 2025[4],[16]. Le , il réaffirme sa candidature à l'élection présidentielle[17]. Billon abandonne sa nationalité française et cette mesure est effective dans un décret du [18],[19].
En , ne pouvant être candidat du PDCI-RDA pour l'élection présidentielle d’octobre, il annonce la création d’un nouveau parti, le Congrès démocratique (CODE). Il réunit 18 petits partis et mouvements politiques[20]. Sa candidature est retenue par le Conseil constitutionnel[21]. Il arrive en deuxième position derrière Alassane Ouattara lors du premier tour avec 3,09 % des voix[22].
Autres postes
Jean-Louis Billon est nommé conseiller économique et social en 2001, vice-président de la chambre régionale UEMOA en 2002 et vice-président pour l’Afrique de l’Ouest de la Conférence permanente des chambres consulaires africaines et francophones en 2004.
Le , Jean Louis Billon prend la tête du Comité national de soutien aux Éléphants de Côte d'Ivoire, dont il démissionne le après la campagne du mondial sud-africain[23].