Jean-Louis Geymond

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SportJudo
Période active1983-1991
Naissance
Jean-Louis Geymond
Image illustrative de l’article Jean-Louis Geymond
Contexte général
Sport Judo
Période active 1983-1991
Biographie
Nationalité sportive Drapeau de la France France
Naissance
Lieu de naissance Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais)
Décès (à 25 ans)
Lieu de décès Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne)
Poids de forme Moins de 86 kg (en activité)
Club JKC Boulogne
JC La Motte-Servolex
U.S. Orléans
Palmarès
Compétition Or Arg. Bro.
Tournoi de Paris / Tokyo 2 2
Coupe d'Europe des clubs 4
Championnat de France 1 3

Jean-Louis Geymond, né le à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) et mort le à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne), est un judoka français évoluant dans la catégorie des poids moyens (moins de 86 kg). Membre de l'équipe de France, il est notamment connu pour avoir été, en 1990, le tout premier Français de l'histoire à remporter la prestigieuse Coupe Jigoro Kano au Japon.

Formation et parcours professionnel

Originaire du Pas-de-Calais, Jean-Louis Geymond suit un cursus sport-études intégré au sein de la régie Renault, où il obtient un baccalauréat de gestion (G2) en 1985. À la suite des difficultés financières de la régie, il intègre EDF. Au début des années 1990, il bénéficie d'un détachement professionnel pour préparer un professorat de sport du second degré afin de devenir entraîneur fédéral[1].

Carrière sportive

Dès les catégories de jeunes, il s’illustre comme champion de France cadet puis junior. Sur la scène internationale, il confirme rapidement son potentiel en terminant au pied du podium mondial junior en 1983 (5e) et en décrochant cette même année sa première médaille de bronze européenne, performance qu'il réitérera aux championnats d'Europe juniors en 1986.

Licencié à l'US Orléans, il participe activement à la domination de son club sur le continent, étant membre de l'équipe lors de quatre des cinq victoires du club en Coupe d'Europe entre 1985 et 1990[1][2]. Sous les couleurs orléanaises, il s'illustre lors de duels nationaux de haut rang, s'imposant notamment face au médaillé olympique Michel Nowak lors d'une finale contre le Racing Club de France[2]. Témoignant de l'exigence physique de la discipline, il confie lors d'une campagne européenne en catégorie des moins de 78 kg avoir dû perdre huit kilos en huit jours — s'astreignant à un régime d'un yaourt par jour — pour valider sa pesée officielle[2].

L'année 1990 marque la consécration de sa carrière internationale. En février, il s'impose au Tournoi de Paris en faisant preuve d'une grande efficacité technique, écartant notamment l'Italien Giorgio Vismara en seulement 58 secondes lors de sa demi-finale, avant de battre le Cubain José Gonzalez en finale[3]. En novembre, il réalise l'exploit de gagner la Coupe Jigoro Kano à Tokyo. Cette victoire au Japon fait de lui, chronologiquement, le premier judoka français à remporter ce tournoi prestigieux, suivi quelques heures plus tard par son compatriote Stéphane Traineau[4].

En janvier 1991, il parachève sa domination nationale au sein d'une catégorie des moins de 86 kg particulièrement relevée, marquée par la présence de Pascal Tayot et Fabien Canu. Il devient champion de France seniors (1re division) à Paris en battant en finale son partenaire de club et modèle, le double champion du monde Fabien Canu[5]. À cette occasion, le journal L'Humanité souligne que « l'élève rejoint son modèle » pour qualifier cette passation au sommet du judo français[1]. Analysant cette victoire avec maturité, il déclare : « Cette rencontre en finale, il ne l'a pas perdue, je l'ai gagnée, c'est différent »[1]. Au mois de juillet de la même année, il remporte une ultime médaille d'or aux Jeux méditerranéens d'Athènes[4]. Fort de ces résultats, il fait alors figure de favori parmi les espoirs français de médaille pour les Jeux olympiques de Barcelone[6].

Engagement et transmission

Parallèlement à sa carrière de haut niveau, Jean-Louis Geymond s'investit dans la formation. À partir de 1989, il devient cadre du stage d'été de La Motte-Servolex (Savoie), aux côtés de figures telles que Guy et Yves Delvingt, ainsi que Fabien Canu.

Fin de vie

Atteint par la maladie durant l'été 1991, il lutte pendant plusieurs mois avant de s'éteindre le 27 décembre 1991[7][6].

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (81e division) à Paris[8].

Postérité

  • En 2001, la ville de La Motte-Servolex inaugure un nouveau dojo à son nom. La cérémonie est conduite par le double champion olympique David Douillet. Ce lieu abrite une vitrine dédiée à sa mémoire où est exposée la Coupe Jigoro Kano remportée en 1990[9].
  • À Boulogne-sur-Mer, sa ville natale, le dojo municipal porte son nom et un tournoi annuel y est organisé en sa mémoire[10].
  • Un espace sportif porte également son nom à Orléans, en hommage à ses succès avec l'US Orléans.

Palmarès

Notes et références

Liens externes

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