Jean-Louis Koszul

From Wikipedia, the free encyclopedia

Décès
Nom de naissance
Jean-Louis André Stanislas KoszulVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Jean-Louis Koszul
Jean-Louis Koszul en 1967.
Fonction
Président
Société mathématique de France
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Jean-Louis André Stanislas KoszulVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Lycée Fustel-de-Coulanges de Strasbourg (jusqu'en )
École normale supérieure (-)
Université de Paris (en) (docteur) (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Père
Enfant
Michel Koszul (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Julien Koszul (grand-père)
Henri Dutilleux (cousin germain)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Institut Fourier (d) (à partir de )
Université Grenoble-Alpes (-)
Université de Strasbourg (d) (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Directeur de thèse
Distinctions
Œuvres principales
Complexe de Koszul (d), algèbre de Koszul (d), connexion de Koszul, Koszul cohomology (d), dualité de Koszul (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Jean-Louis Koszul (en français : [kɔsyl]), né le à Strasbourg (France) et mort le à Fontanil-Cornillon près de Grenoble[1], est un mathématicien français.

Membre du groupe Bourbaki, il est surtout connu pour ses travaux en algèbre et en géométrie et pour la découverte du complexe de Koszul (en)[2]. La théorie géométrique de l'information (en) se base en partie sur ses travaux (fonction caractéristique de Koszul-Vinberg).

Famille

Jean-Louis Koszul est né à Strasbourg en 1921[3], d'André Koszul (1878-1956), universitaire[4], et Marie Fontaine[3]. Il est le cadet d'une fratrie de quatre enfants. Il est cousin du compositeur Henri Dutilleux ; leur grand-père, le compositeur Julien Koszul, était ami de Gabriel Fauré.

Il étudie au lycée Fustel-de-Coulanges à Strasbourg puis à la faculté des sciences de Strasbourg et celle de Paris[3] : il est élève de l'ENS Ulm[5] (promotion 1940)[6]. Son directeur de thèse est Henri Cartan qui adresse une élogieuse allocution à son égard.

Il enseigne à Strasbourg et Grenoble[5] et est nommé maître de conférences, puis professeur à l’université de Strasbourg, où il reste jusqu’en 1963, puis professeur à l'université de Grenoble en 1963. Il est le rédacteur du sujet de l'épreuve de 6 heures du concours d'entrée à l'ENS Ulm de 1966, devant lequel aucun élève n'a dépassé la première question, révélant une trop grande disparité dans l'enseignement des mathématiques spéciales ; le sujet est surnommé depuis le « problème de Koszul »[7],[8].

Il part en retraite en 1986, mais reste très actif durant encore de nombreuses années au sein de l’Institut Fourier. Il a fait partie du groupe Bourbaki. Il a été président de la Société Mathématiques de France en 1978 et s’est fortement impliqué à cette époque dans la création du CIRM (Centre international de rencontres mathématiques) à Luminy. Il est correspondant de l'Académie française des sciences à partir du [9]. En 1962 il est lauréat du prix Francœur.

Il meurt le , à l'âge de 97 ans[10].

Jean-Louis Koszul se marie le avec Denise Reyss-Brion (1922-2018). Ils ont trois enfants : Michel, Bertrand et Anne[3].

Œuvre

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI