Jean-Louis Lejeune (auteur)
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Jean-Louis Lejeune, né le à Andenne (province de Namur), est un auteur de bande dessinée, dessinateur de presse et illustrateur de littérature d'enfance et de jeunesse belge francophone.
Conception de couvertures et d'affiches
Jean-Louis Lejeune naît le [1] à Andenne[2],[3].
Après avoir lu La bête est morte ! de Calvo, il souhaite devenir dessinateur[3]. En 1966, il étudie la communication visuelle[4] à l'Institut Saint-Luc de Bruxelles, où il obtient son diplôme en 1970[3]. Il considère Boris Artzybasheff, Tomi Ungerer ou Gabrielle Vincent parmi ses peintres et illustrateurs préférés[3]. Dans le domaine de l'animation, il admire Tex Avery, Ub Iwerks et Picha. Parmi ses auteurs et dessinateurs préférés figurent Blutch, André François, ou Jean-Marc Reiser, ainsi que les américains Robert Crumb, Jack Davis ou Rick Griffin[3].
Il commence comme animateur dans le studio d'animation de Bob Vandersteen, produisant des dessins animés en 1968[3]. Il crée son propre studio au début des années 1970[3]. Parallèlement, il devient professeur et conférencier[5] à l'École supérieure des arts Le 75[3]. En dessin animé, il réalise un premier film traitant de l'écologie : Ufo Noé avec Jean-Luc de Reymaeker en 1976[5]. Il travaille comme gagman sur le long métrage Le Big Bang de Picha (1987)[5]. La chaîne publique belge BRTN/RTBF[3] lui doit notamment le générique d'ouverture de l'émission grand public Minute Papillon (1982-1992) sur la chaîne de télévision RTBF[3] ainsi que celle d'Autant savoir[5].
Il réalise plusieurs couvertures de magazines comme Pourquoi Pas ?, Charlie Hebdo, Knack, L'Instant, Le Matin, Le Journal de l'Europe, Media Marketing et Plus Magazine[3]. Il conçoit également plusieurs affiches pour Amnesty International, des théâtres, des expositions artistiques et le festival Anima[3]. En 1993, il est engagé par Thierry Tinlot pour réaliser le restyling du magazine Spirou, notamment sa couverture et son logo[3]. Le premier numéro avec le nouveau look est le no 2909 du [6].
Illustrations de livres
Depuis la fin des années 1970, il illustre divers livres. Il s'agit notamment de Idi Amin Dada, 1er Empereur de Belgique[7] de Richard Olivier (Multipress, 1979), Love, love… c'est vite dit ! avec Jean-Claire Lacroix et Claude Oreel (Infor Jeunes, 1983), Victoria Flique de Francine Léonard (1985), Dr Car and Mr. Toon[8] (Magic Strip, 1987), Pincettes avec Igwal (Glénat, 1989), Quelques dessins et quelques aphorismes verticaux[4],[9] (2015) et Mes Dessins Généralistes (catalogue du musée, 2015)[3]. Il collabore également à l'éphémère magazine Ice Crim’s avec des illustrations de textes de Richard Olivier en 1984[10].
En 1979, à l'occasion du millénaire de Bruxelles, il franchit la frontière entre illustration et bande dessinée, et il égaye les pages du livre Bruxelles Babel. Chronique illustrée de Bruxelles, écrite par l'historien Michel Géoris pour l'édition française et Walter Soethoudt pour sa traduction néerlandaise : Brussel, De Sjanzende Stad. Brusselse Cronijcken[3]. Il décrit l'histoire chronologique de Bruxelles dans un texte écrit, en se concentrant sur des événements marquants, des personnages remarquables et des anecdotes colorées[3]. Les dessins pleins d'esprit ne sont parfois que de simples illustrations, caricatures ou cartoons. Sur certaines pages, il utilise occasionnellement des bandes dessinées pantomimes. Les phylactères sont utilisés avec parcimonie, se concentrant souvent sur un seul mot ou une phrase courte[3].
Bande dessinée
Tout au long de sa carrière, il ne réalise que quelques bandes dessinées, malgré un style pétillant et cartoonesque[3]. Dans le no 15 de Métal hurlant du , il crée le récit en une planche La Femme de ménage[11]. En 1979, il réalise d'abord trois gags sur un scénario d'Yvan Delporte, puis il crée également la série de bande dessinée humoristique Les Extrêmes se touchent avec le même scénariste qui paraît dans les numéros 18-21 d'(À suivre), entre janvier et [12]. En 1980, il réalise trois courts récits de 6 planches pour la série de bande dessinée surréaliste et hautement métafictionnelle Titre est à la fin... dans l'éphémère magazine Aïe ![13]. Il met en scène un homme dans un paysage désolé, cherchant plus de sens à sa vie en discutant avec un gigantesque bouddha souriant[3].
En 2001 et en 2002, il présente ses vœux dans Spirou[14]. Il contribue également au magazine BoDoï, notamment dans les nos 119 et 121 en 2008[3]. En outre, il contribue à l'album collectif Pétition - À la recherche d'Oesterheld et de tant d'autres ! publié par Amnesty International en 1986 ainsi qu'au premier volume intitulé Le Plat Pays consacré à l'adaptation en bande dessinée des chansons de Jacques Brel, édité par la maison d'édition Brain Factory International en 1987[3]. Il est également l'un des nombreux artistes à rendre hommage à Ever Meulen lors de l'exposition Ever Meulen and Friends en à Bruxelles[3].
Expositions
Le travail de Lejeune est exposé à la Seed Factory de la Maison de l'Image à Auderghem du au [3].
Autres activités
Entre 1999 et 2015, il est actif en tant qu'instructeur de tai chi à la Société internationale de tai chi taoïste Fung Loy Kok[3].
Vie privée
Jean-Louis Lejeune vit à Bruxelles.