Jean-Loup Hubert
réalisateur français
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Jean-Loup Hubert est un scénariste et réalisateur français, né le à Nantes en Loire-Atlantique.
| Naissance | |
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| Conjoint |
Anne-Charlotte Laugier |
| Enfant |
| Distinction |
Nominations aux César du meilleur film, César de la meilleure réalisation, César du meilleur scénario original ou adaptation pour Le Grand Chemin (1988) Prix Georges de Beauregard |
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| Films notables |
Biographie
Jeunesse et débuts
Jean-Loup Hubert naît en à Nantes, en Loire-Atlantique. Il grandit à Trentemoult, jusqu'à ses 8 ans[1].
A 17 ans, après son certificat d’études, il s'installe à Paris pour devenir écrivain. Après plusieurs manuscrits refusés, il devient dessinateur de presse et scénariste de bande dessinée[2].
Carrière
Années 1980
Ses amis les producteurs Jean-Claude Fleury et Serge Laski de la société de production Les Films de l’Alma (Diabolo menthe (1977), Le Coup de sirocco (1979)) proposent à Jean-Loup Hubert d'écrire une comédie pour Guy Bedos et Marlène Jobert. Il écrit un premier scénario Demain, si tout va bien inspiré de sa vie personnelle. Celui-ci est refusé par les acteurs. Plusieurs années plus tard, Serge Laski l'invite à l'envoyer à l'agent d'Isabelle Adjani. Celle-ci accepte et Jean-Loup Hubert propose de réaliser le film[2].
Le film rebaptisé L'Année prochaine... si tout va bien sort en 1981 avec notamment Thierry Lhermitte. Il est coécrit avec Josiane Balasko et Gérard Zingg et tourné en de la même année dans le Finistère et à Paris[3], avec les acteurs Isabelle Adjani et Thierry Lhermitte dans les rôles principaux. Selon Jacques Siclier, le réalisateur « s'amuse à montrer le renversement des situations économiques et sociales : la femme au bureau, l'homme au foyer, et les faux-semblants de la liberté sexuelle battue en brèche par l'amour et la jalousie. Il ridiculise les « machos » mais semble prendre parti pour un féminisme tempéré, un nouvel accord des sexes reformant, en fin de compte, le couple marié, traditionnel »[4].
En 1984 sort la comédie sociale La Smala avec Josiane Balasko, Victor Lanoux et une partie de la troupe du Splendid[5].
Son prochain film intitulé Sanguine est abandonné 15 jours avant le tournage. Déçu, Jean-Loup Hubert s'isole dans sa maison de campagne[2]. Il retourne à Rouans, en Loire-Atlantique, où il passait ses vacances et, évoquant son enfance, se met à écrire le scénario qui a pour titre Le Grand Chemin[6].
En 1987 sort Le Grand Chemin. Le tournage a lieu à Rouans, en plein été 1986[6], avec les acteurs Anémone, Richard Bohringer, Antoine Hubert (fils de Jean-Loup Hubert) et Vanessa Guedj. Le film est un succès public avec plus de 3 000 000 d'entrées[7]. En 1988, le film est nommé pour le meilleur film, le meilleur réalisateur et le meilleur scénario à la cérémonie des César. Anémone et Richard Bohringer reçoivent les prix d'interprétation.
Pour son quatrième film, Après la guerre, sorti en 1989, Jean-Loup Hubert s'inspire de la vie de Richard Bohringer. Né d'un père officier de l'armée allemande et d'une mère française, il est élevé par sa grand-mère maternelle dans le Val-d'Oise en 1942[8]. Le réalisateur met en scène ses deux fils Antoine Hubert et Julien Hubert qui en pleine débâcle en se lie d'amitié avec un déserteur allemand (Richard Bohringer).
Années 1990 et 2000
En 1991 pour La Reine blanche, Jean-Loup Hubert forme le couple Catherine Deneuve-Richard Bohringer. Inspiré de ses souvenirs d'enfance, il tourne dans le village où il a grandi, Trentemoult et évoque la première élection d'une métisse comme reine de la Mi-Carême de Nantes en 1958[9]. Il s'entoure notamment de Bernard Giraudeau et Jean Carmet.
En 1993 avec À cause d'elle, le réalisateur revient sur son adolescence, sa découverte de la littérature et son premier amour à l'origine de sa vocation d'écrivain. Il met en scène son fils Antoine et Olivia Munoz accompagnés de Thérèse Liotard, Jean-François Stévenin, Ludmila Mikaël et de Richard Bohringer pour la quatrième fois[2],[10].
En 1997 Jean-Loup Hubert rend hommage à sa grand-mère avec le film Marthe. En 1915, une jeune institutrice (Clotilde Courau) tombe amoureuse d'un jeune soldat blessé (Guillaume Depardieu)[11].
En 2004, son huitième film, Trois Petites Filles, s'inspire de la vie de sa fille et de ses amies. Gérard Jugnot et Adriana Karembeu jouent les parents de Pauline[12].
A cause de l'échec commercial de ses deux derniers films, Jean-Loup Hubert ne parvient plus à financer ses scénarios[12].
En 2014, la maire de Nantes Johanna Rolland lui remet la médaille de la ville[13].
Filmographie
Réalisateur
Longs métrages
Courts métrages
Scénariste
Longs métrages
- 1981 : L'Année prochaine... si tout va bien de lui-même
- 1984 : La Smala de lui-même
- 1986 : La Gitane de Philippe de Broca
- 1987 : Le Grand Chemin de lui-même
- 1989 : Après la guerre de lui-même
- 1991 : La Reine blanche de lui-même
- 1993 : À cause d'elle de lui-même
- 1997 : Marthe de lui-même
- 2004 : Trois Petites Filles de lui-même
Court métrage
- 2000 : Duel de lui-même
Publications
- Le grand chemin, Éditions Denoël, 1989
- La reine blanche, Denoël, 1992
- Marthe, Ramsay, 1997
- Tu, Éditions Blanche, 1997
Distinctions
Récompenses
- Festival des films du monde de Montréal 1987 : prix du jury œcuménique, mention spéciale pour Le Grand Chemin
- Festival international du film de Cleveland 1988 : meilleur film pour Le Grand Chemin