Jean-Luc Bonniol
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Il est professeur d’anthropologie à l'Université Paul Cézanne Aix-Marseille 3, membre du Centre Norbert Elias (UMR 8562 du CNRS)[1]. Il travaille à la Maison méditerranéenne des sciences de l'homme (Aix-en-Provence), après avoir enseigné de 1973 à 1982 à l’Université Antilles-Guyane, résidant successivement en Guadeloupe et en Martinique[2]. Il est membre du Comité international des études créoles (CIEC) et du Conseil de rédaction de la revue L'Homme[3]. De 1999 à 2003, il est Président de la 20e section (ethnologie, anthropologie et préhistoire) du Conseil National des Universités.
Anthropologie
Antilles
Son terrain principal, en tant qu’anthropologue, a concerné les sociétés créoles, et de manière privilégiée les Antilles de colonisation française.
Partant du cas spécifique de petites populations insulaires (Terre-de-Haut des Saintes, la Désirade), il a poursuivi une réflexion au long cours sur l’objet « racial » et la persistance des modes coloniaux de catégorisation dans les sociétés post-esclavagistes. Il a, dans cette ligne, abordé le thème du « métissage », envisagé tant du côté de la dynamique des populations (envisagée au travers des faits d’alliance et de procréation) que de ses représentations, tout en étendant sa réflexion au domaine du mélange culturel, ce qui l’a conduit à aborder au niveau théorique le thème de la « créolisation ». La trace « colorée » de l’esclavage l’a également orienté, concurremment à la montée actuelle de fortes préoccupations sociales et identitaires à la fin des années 1990, vers la thématique de la mémoire de l’esclavage[3].
La Réunion
Il a pu également, toujours dans le cadre des îles créoles (notamment à la Réunion), aborder le thème du paysage, scruté à la fois dans sa réalité matérielle et dans les représentations qui le saisissent.
Causses et Cévennes
Il s’est par ailleurs investi, dans le cadre d’une « ethnologie du proche », sur le terrain des Causses et des Cévennes, où il s’est efforcé de penser, à côté des identités fondées sur l’apparence et l’hérédité, les identités fondées sur le territoire, le paysage et la mémoire, dans la ligne d’une anthropologie des représentations du passé, en lien avec les processus identitaires.
CVUH
Il a été membre du Comité de vigilance face aux usages publics de l'histoire[4].
