Jean-Luc Germani
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Sandra Germani (d) |
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Jean-Luc Germani, surnommé « Lizarazu »[1],[2], est un membre du grand banditisme corse qui entretiendrait des liens avec le gang de la Brise de Mer, né à Bastia en 1965[3]. Il est le frère de Sandra Germani, qui fut la femme de Richard Casanova.
Parcours
Il tisse très tôt des liens avec les Bergers braqueurs de Venzolasca dont les chefs (les frères Federici) sont des amis d'enfance [4]. Ils auraient commis leurs premiers braquages ensembles en 1995[4]. En 1997, il sera soupçonné par les autorités d'avoir participé à l’attaque d’un fourgon blindé à Saint-Laurent-du-Var[4]. Le il est également soupçonné d'avoir participé à l'évasion de Joseph Menconi du Centre pénitentiaire de Borgo[4].
En 2005, il est présenté par un rapport de la police sur l'assassinat de Francis le Belge comme étant un associé de Farid Berrahma[4] dans une affaire de machine à sous.
Guerre de succession
Le son beau-frère Richard Casanova est assassiné à Porto-Vecchio, à la suite de cela se sentant menacé il s'équipe d'une BMW X5 "blindée" et fait déménager sa compagne et ses enfants[2]. En conséquence, Germani se revendiquant héritier de Casanova, il se lance dans une vengeance [4],[5].
Pour mener cette vengeance il forme une équipe clandestine avec Stéphane Luciani, Antoine Quilichini, Jean‑Luc Codaccioni, etc., qui serait impliquée dans des repérages et déplacements secrets, démontrant l’organisation de la vengeance, de plus Germani s’appuie sur une "téléphonie de guerre", réseaux cryptés pour coordonner les actions[6].
Ainsi, le Jean-Claude Colonna est assassiné à Pietrosella[7]. Dans cette affaire Jean-Luc Germani sera reconnu coupable pour association de malfaiteurs en vue de commettre un assassinat et écopera de 6 ans de prison, et un non-lieu sera retenu pour le chef d'accusation d'assassinat[6].
Le , Germani, accompagné d'une dizaine d'hommes dont Antoine Quilichini (« Tony le boucher ») et Stéphane Luciani, a investi violemment le cercle de jeu Wagram situé avenue de Wagram à Paris. Ils ont chassé l’équipe en place, issue du clan Guazzelli[8].
Cavale (2011-2014)
En , en pleine enquête sur une affaire liée au cercle de jeu Wagram à Paris, Germani échappe à la police en se réfugiant dans un camping-car avec Stéphane Luciani, son homme de main, dans la région de San-Giuliano, muni de faux papiers, fusils de chasse, explosifs artisanaux, etc[9].
Le , trois gendarmes contrôlent le véhicule. Germani et Luciani se présentent comme un couple gay en vacances. Germani sort soudain, traverse un vignoble et braque un militaire avec un viseur laser, qui les abandonne de peur plus que par conviction. Il s’agit d’un “coup de poker” qui lui permet de relancer sa fuite[9].
Durant plus de trois ans, Germani échappe à toutes les surveillances. Il voyage entre la Corse, la France continentale, l’Espagne et la Sardaigne, changeant fréquemment d’apparence et logeant chez des proches pour rester discret[10].
Il reçoit l’aide d’un réseau familial ou amical corse, notamment la compagne de Jean-Charles Flori qui l'héberge chez elle à Puteaux. Les comptes bancaires de Jean‑Charles Flori, encaissent des dépôts suspects, lui permettant d’acquérir une Audi A5 qui est garée sur le parking de cet appartement à Puteaux[10]. Il aurait également résidé au Domaine de Murtoli de Sartène (Corse-du-Sud) dont Paul Canarelli est le propriétaire[11].
Le , Jean‑Luc Germani est finalement arrêté près de La Défense (Hauts‑de‑Seine) par la police judiciaire parisienne[10].
Condamnations
- Juin 2005, Il est condamné à 4 ans de prison pour détention d’armes et participation à un réseau d’association de malfaiteurs[12].
- (jugement par défaut) puis (confirmé en appel), Il est condamné initialement en 2014 par défaut, puis en appel en à 6 ans de prison ferme et 100 000 € d’amende pour extorsion de fonds et association de malfaiteurs[13].
- Février 2016, Il est condamné à 6 ans de prison pour avoir préparé, en bande organisée, le projet de meurtre de Jean‑Claude Colonna[14].
- , il est condamné à 4 ans de prison pour violences volontaires, détention de faux papiers, d’explosifs artisanaux, et de fusils de chasse[14].
- , Il est condamné à 18 mois de prison par le tribunal de Marseille pour escroquerie en bande organisée, recel d’abus de biens sociaux, et blanchiment d’argent en lien avec l’enquête sur le meurtre de Richard Casanova[15].
- , Il est condamné à 30 mois de prison par le tribunal correctionnel de Paris pour sa cavale de 2011 à 2014. Finalement suite à une confusion des peines prévue par le code de procédure pénale, cette condamnation n’entraînera pas de nouvelle incarcération[16].
Voir aussi
Notes et références
- ↑ « Jean-Luc Germani, parrain du grand banditisme corse, de nouveau recherché », sur lepoint.fr, (consulté le )
- 1 2 « En Corse, le spectre d'une nouvelle guerre des clans », sur lejdd.fr, (consulté le )
- ↑ « Un parrain corse dans le maquis de la procédure », sur marianne.net, (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 « La dernière bataille de Germani », sur lemonde.fr, (consulté le )
- ↑ « Corse : la guerre des parrains », sur lyoncapitale.fr, (consulté le )
- 1 2 « Affaire Jean-Claude Colonna : le tribunal fait parler les tocs des prévenus », sur lexpress.fr, (consulté le )
- ↑ « Jean-Luc Germani condamné à six ans de prison pour association de malfaiteurs », sur lexpress.fr, (consulté le )
- ↑ « Le cercle de jeux Wagram, objet de convoitise du grand banditisme corse », sur lemonde.fr, (consulté le )
- 1 2 « Procès : le récit de la folle cavale de Jean-Luc Germani », sur lepoint.fr, (consulté le )
- 1 2 3 « Les secrets de la cavale du parrain corse Jean-Luc Germani » [archive du ], sur lejdd.fr, (consulté le )
- ↑ « Procès de la cavale de Jean-Luc Germani : “Ce qui lui fait le plus de mal, c’est d’avoir entrainé ses amis au banc des prévenus” », sur france3-regions.franceinfo.fr, (consulté le )
- ↑ « Fin de cavale pour Germani, figure du grand banditisme corse », sur lejdd.fr, (consulté le )
- ↑ « Cercle Wagram : le Corse Jean-Luc Germani condamné à six ans de prison », sur lemonde.fr, (consulté le )
- 1 2 « Jean-Luc Germani, parrain corse, condamné à 4 ans de prison », sur lefigaro.fr, (consulté le )
- ↑ « Jean-Luc Germani condamné à 18 mois de prison », sur france3-regions.franceinfo.fr, (consulté le )
- ↑ « Cavale de Jean-Luc Germani : la confusion des peines annule le mandat d'arrêt », sur france3-regions.franceinfo.fr, (consulté le )