Jean-Luc Martin-Lagardette

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Jean-Luc Martin-Lagardette
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Biographie
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Activités

Jean-Luc Martin-Lagardette (né en 1950 dans l'Allier) est un journaliste[1], essayiste[2] et chercheur français indépendant[3]. Il est principalement connu pour ses travaux sur la déontologie de l’information[4],[5],[6], son intérêt pour les enjeux environnementaux[7] ainsi que ses réflexions transdisciplinaires[8] en philosophie[9] et spiritualité[10].

Ancien élève de l’École supérieure de journalisme de Lille (ESJ - 1969-1972), Jean-Luc Martin-Lagardette commence sa carrière comme reporter à La Voix du Nord (1972-1979). Il se spécialise dans le domaine de l'environnement notamment comme chef de rubrique Environnement à la Gazette des Communes (1987-1992), puis comme rédacteur en chef de la revue Décision Environnement[11] (1992-1997) créée par Alain Mamou-Mani.

Avant de piger pour l’agence de presse Technoscope entre 1998 et 2008, il exerce des fonctions de responsable des publications municipales de Fresnes et de Villiers-sur-Marne (94).

Il enseigne également le journalisme[12]et la communication à l’École des métiers de l’information (EMI-CFD Paris), au Centre national d’enseignement à distance (CNED) et à l’École supérieure de communication de Bourges (Estacom).

En 2008, il lance le magazine ouvertures.net reconnu comme service de presse en ligne d'information politique et générale par la CPPAP et qu’il dirige jusqu’en 2020[13].

Il écrit des ouvrages à caractère pédagogique ainsi que des essais, un roman La Dame au millepertuis et une pièce de théâtre Et comment va Youri ?

Engagements

Environnement

Spécialisé dans le traitement journalistique des enjeux écologiques, le journaliste collabore à plusieurs revues et journaux de référence : L'Eau, l'industrie, les Nuisances (EIN), Techniques, Sciences et Méthodes (TSM), Hydroplus, etc. mais aussi des magazines[14]. Il est le concepteur-rédacteur de la lettre bimensuelle Mairies Vertes (1992-1997)[15].

Il est notamment l'auteur d'un ouvrage technique, Vademecum de l'eau (Ed. Johanet) qui a été distingué par un prix de l'Agence de l'eau Seine-Normandie.

Éthique et déontologie

Martin-Lagardette est reconnu pour ses travaux en matière de déontologie journalistique. Il appelle en particulier à distinguer l'information de la communication[16]. S'attachant à la dimension éthique[17] du journalisme[18]. Dans un souci de l'intérêt général, il suggère d'associer le public à la réflexion sur l'éthique de la presse d'information, prenant modèle des conseils de presse existant dans de nombreux pays démocratiques.

Participant à un groupe de travail sur la déontologie journalistique appelé Alliance internationale des journalistes, il défend l'idée de ces conseils de presse auquel le Conseil de l'Europe s'est intéressé[19]. À cet effet, il cofonde avec Yves Agnès, ancien rédacteur en chef du Monde, l’Association de préfiguration d’un conseil de presse (APCP, 2006-2015). Devenu premier président de l'association, Yves Agnès écrit que J-L Martin-Lagardette en a été le "promoteur inspiré".

Il préside ensuite l’Association de promotion de l’information citoyenne (APIC, 2008-2016), éditeur d'Ouvertures.net. Il est également membre de l’Observatoire de la déontologie de l’information (ODI, 2012-2014) instance qui précède la création du Conseil de Médiation et de Déontologie Journalistique (CMDJ) en 2019.

Ses ouvrages pédagogiques, en particulier Le Guide de l’écriture journalistique[20] (éd. La Découverte) sont considérés comme des références[21] dans le domaine. Ses analyses portent en particulier sur la place de la vérité dans l’information, thème qu’il aborde dans L’Information responsable[22](éd. C.L. Mayer), Décryptez l’information[23] (éd. Piktos) ainsi que Vrai comme l'info[24] (éd. CFD), qui cible plus particulièrement la déontologie journalistique. Son ouvrage sur l'information responsable est cité parmi les ouvrages professionnels sélectionnés dans la bibliographie en sociologie du journalisme, sous la responsabilité de Rémy Rieffel, de Panthéon-Assas Université, Paris.

Il propose de s'engager vers la notion de « démarche véritale » (néologisme), une méthode visant à favoriser une plus grande fiabilité de l'information[25]. Anticipant les débordements possibles sur les réseaux sociaux, il innove en proposant une enquête participative citoyenne[26] dans laquelle le professionnel garde la main pour assurer les valeurs proprement journalistiques tout en construisant le contenu avec les lecteurs.

Il participe aux débats académiques autour de la notion d'éthique et aux échanges avec des étudiants en particulier sur l'éthique journalistique à l'Université de la Rochelle en [27]ainsi qu'à SciencesPo Bordeaux en 2024[28].

Auditionné par le Sénat en 2007[29] comme expert de la presse écrite et de ses enjeux, sur le thème : « Presse quotidienne d'information, chronique d'une mort annoncée ?», il déplore ainsi le changement lexical de l’article 1 de la Charte internationale du journalisme signée en 2019 qui fait disparaître le mot de « vérité » contrairement à la Charte de Munich de 1971[30],[31].

Philosophie et reconnaissance de l'esprit

Membre du Centre international de recherche et d’études transdisciplinaires (CIRET), il développe une approche reliant sciences, philosophie et spiritualité et contribue ainsi à la réflexion sur l’éthique journalistique et la philosophie de l’esprit, dans une démarche transdisciplinaire. Voir, par exemple, sa contribution à la prévention des conflits globaux de la civilisation moderne présentée dans le cadre du Symposium sur la Paix organisé par le CIRET en 2026 et intitulée : "The Main Strenght of Trandisciplinarity, a Tool for peace ; Love of Life, Self-Knowledge and Curiosity about Others"[32].

Dans son essai philosophique Voir la conscience, une science de la liberté (coll. Interfaces et Transdisciplinarité, L’Harmattan, 2024), il propose l'accès à la liberté intérieure par la rationalité et l'intuition spirituelle.

En 2022, il devient président de l’association La Diversité Spirituelle.

Investiguant la dimension philosophique de l'esprit, il s'intéresse au concept d'« âme » et à ses implications en période de crise et de transformation sociétale. Il publie Les Droits de l’âme (éd. L’Harmattan), et des articles dont, « Après les droits de l’homme, le droit de l’âme et du biochamp des êtres – Notes théoriques et d’acceptabilité», en tant que co-auteur et avant même que ces droits soient légalement définis[33].

Il concourt à une amorce de définition légale des droits de l’âme en signant ensuite la préface du livre Vers un droit de l’âme et des bioénergies du vivant de Cristina Popa-Tache, coll. Logiques juridiques, l'Harmattan, en langue française et roumaine. L’ouvrage de Cristina Popa-Tache est diffusé en France et à l'International et a reçu le prix Nicolae Titulescu 2022 de l’Académie roumaine.

Plusieurs de ses communications dans le cadre de conférences internationales concourent aux débats actuels sur la conscience, comme celle qu’il fit à Lille lors du colloque international ECOPOSS 2024 : « Face à la science et à l’écologie, quel sens donner au concept d’âme humaine ?[34]

Dans une communication intitulée « 7 compétences +1 pour la Survie de l'Humanité[35] » Martin-Lagardette apporte un complément épistémologique au texte rédigé par Edgar Morin à la demande de l’Unesco concernant l’essence même de l’éducation du futur, dans le cadre d’un projet transdisciplinaire « éduquer pour un avenir viable ». Aux 7 piliers du savoir du futur identifiés par Edgar Morin, Jean-Luc Martin-Lagardette en propose un supplémentaire qu’il base comme premier savoir en préalable à tous les autres.

Il invite tout un chacun à voir sa propre conscience, ainsi qu'il l'expose dans l'émission du journaliste Guillaume Roulland "L’Invisible à l’œil nu", une série de podcasts d’enquête. Un autre confrère, Patrice van Eersel cite son ouvrage Voir la conscience dans son livre Le Soleil est-il conscient ?

Ses travaux sont publiés dans des revues académiques tels Les Cahiers du journalisme, Adjuris International ou encore des réseaux universitaires tels google scholar, cairn.info, researchgate ou academia.edu.

Publications

Notes et références

Liens externes

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