Jean-Marc Debonne

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Naissance
Nom de naissance
Jean-Marc Debonne
Nationalité
Allégeance
Jean-Marc Debonne
Jean-Marc Debonne lors des cérémonies du 11 novembre 2013 à Strasbourg.
Fonctions
Conseiller maître à la Cour des comptes
-
Directeur central du Service de santé des armées
-
Commandant (en)
Hôpital d'instruction des armées Sainte-Anne
-
Commandant (en)
Hôpital d'instruction des armées du Val-de-Grâce
-
Commandant (en)
Hôpital d'Instruction des Armées Clermont-Tonnerre
-
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Jean-Marc Debonne
Nationalité
Allégeance
Formation
Activités
Autres informations
Arme
Grade militaire
Médecin général des armées (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions

Jean-Marc Debonne, né le à Brest, est un médecin militaire français. Médecin général des armées, il est directeur central du Service de santé des armées du au .

Formation

Jean-Marc Debonne entre à l'École du service de santé des armées de Bordeaux le [1]. À l'issue de sa formation, il obtient un doctorat en médecine en 1981. Il entre ensuite à l'École du Pharo[2].

Carrière militaire

Jean-Marc Debonne est d'abord affecté en Côte d'Ivoire, en tant que chef du service de médecine de l'hôpital d'Abengourou de 1982 à 1984[3]. Il est ensuite nommé médecin-chef du 8e régiment de hussards à Altkirch (Haut-Rhin)[1]. En 1986, il devient médecin généraliste au centre de sélection n° 10 de Blois.

Reçu au concours de recrutement des assistants des hôpitaux de , il est nommé assistant en gastro-entérologie à l'hôpital d'instruction des armées Laveran de Marseille[1]. En 1992, il effectue une opération extérieure en République centrafricaine[1]. Après avoir été affecté un an en qualité de chef du service de gastro-entérologie en 1993 de l'Hôpital des armées Calmette de Lorient, il devient chef du service de pathologie digestive de l'hôpital d'instruction des armées Laveran le [1]. Il est promu au grade de médecin en chef à compter du [a]. Il obtient également l'agrégation de médecine tropicale en 1999[b].

Du au , il est chef des services médicaux de l'hôpital principal de Dakar au Sénégal[3]. Il reprend ensuite la tête du service de pathologie digestive de l'hôpital d'instruction des armées Laveran à partir du .

Jean-Marc Debonne est nommé médecin-chef (directeur) de l'hôpital d'instruction des armées Clermont-Tonnerre de Brest le [4]. Il est promu au grade de médecin général, avec rang et prérogatives de général de brigade, à compter du [c]. Il prend ensuite la direction de l'hôpital d'instruction des armées du Val-de-Grâce à Paris le , avec élévation aux rang et prérogatives de général de division et appellation de médecin général inspecteur à la même date[d]. Il est auditeur de la 63e session nationale « politique de défense » et de la 47e session nationale « armement et économie de défense » de l'Institut des hautes études de défense nationale pour l'année 2010-2011[e],[f]. Le , il est nommé médecin-chef (directeur) de l'hôpital d'instruction des armées Sainte-Anne de Toulon[g].

Directeur central du Service de santé des armées

Trois mois seulement après avoir pris la direction de l'hôpital Sainte-Anne[5], Jean-Marc Debonne est nommé directeur central du Service de santé des armées le [h],[6],[7]. Il est élevé aux rang et appellation de médecin général des armées à la même date et succède au médecin général des armées Gérard Nédellec, directeur central de 2009 à 2012.

Il est chargé par le ministre Jean-Yves Le Drian[8],[9] de concevoir et de mettre en place la restructuration du Service de santé, le modèle « SSA 2020 »[10],[11]. Celui-ci se caractérise par une réduction des effectifs, une concentration des moyens, des structures médicales et des établissements de formation ainsi que par le développement des partenariats avec le milieu civil[12]. L'effet le plus visible est la fermeture de l'hôpital d'instruction des armées du Val-de-Grâce, dont la rénovation est jugée trop coûteuse[13],[14],[15],[16]. En 2020, la ministre des armées Florence Parly tente de revenir sur les effets jugés excessifs de ce plan « SSA 2020 » sur les effectifs médicaux[17].

Jean-Marc Debonne impulse également des partenariats avec le milieu hospitalier civil pour les huit hôpitaux militaires restants, notamment l'hôpital Desgenettes de Lyon[18], l'hôpital Legouest de Metz[19],[20],[21], l'hôpital Robert-Picqué de Bordeaux[22] et l'hôpital Clermont-Tonnerre de Brest[23],[24]. En outre, il tisse des liens avec le service de santé allemand (de), à travers l'organisation de séminaires franco-allemands et la signature de partenariats entre les hôpitaux militaires des deux pays[25].

Sous son commandement, le Service de santé est également engagé dans plusieurs opérations extérieures, Pamir en Afghanistan jusqu'en 2014, et, à partir de , Serval au Mali puis Barkhane au Sahel et Chammal au Levant. Dès sa prise de fonction, Jean-Marc Debonne se rend auprès des troupes françaises déployées en Afghanistan[26]. Pour son action en opération extérieure, il remet à l'hôpital d'instruction des armées Percy une fourragère aux couleurs de la croix de la Valeur militaire le [27],[28]. Le , il préside une cérémonie dans la cour d'honneur de l'hôtel des Invalides et remet des citations à douze établissements du Service de santé engagés au Mali[29],[30],[31].

Il se rend également auprès des militaires déployés à Dakar au Sénégal en 2014[32],[33] et à Djibouti en [34].

Il quitte la direction du Service de santé le , après avoir fait ses adieux aux armes le au cours d'une cérémonie dans la cour d'honneur du Val-de-Grâce, en présence de l'amiral Philippe Coindreau, major général des armées[35]. Le médecin général des armées Maryline Gygax Généro lui succède à la direction du Service de santé.

Jean-Marc Debonne est ensuite nommé conseiller maître en service extraordinaire à la Cour des comptes[1],[36],[i]. Il quitte la Cour trois mois plus tard, dès le [j],[37].

Grades militaires

Décorations

Notes et références

Voir aussi

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