Jean-Marc Fournier est ordonné prêtre pour la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre (FSSP) le à Wigratzbad (Allemagne) et exerce d'abord son ministère en Allemagne, puis à Montmirail dans la Sarthe[1]. En , il est nommé conseiller du supérieur général de sa fraternité[2]. Il est, par ailleurs, chevalier de l'ordre du Saint-Sépulcre[3].
Le 13 novembre 2015, il intervient au Bataclan—après avoir été présent pour Charlie Hebdo et à la libération de l'Hyper Casher[3]— et participe à l'évacuation des blessés, alors que les tirs se poursuivent[3], puis prie devant les corps et donne l'absolution collective[5]. Il témoigne: «dans la salle du Bataclan, il y avait des monceaux de corps. On pourrait s'y arrêter. Mais je préfère retenir ces corps enlacés des personnes qui se sont sacrifiées pour tenter de sauver ceux qu'elles aimaient. [...] On aura beau dire, l'amour ne passera pas. En sortant de la caserne, on se prend à penser que La petite Espérance de Péguy n'a pas tout à fait dit son dernier mot»[1].
Le , la cathédrale Notre-Dame de Paris est victime d'un grave incendie. Lorsqu'il l'apprend, Jean-Marc Fournier se précipite «pour [se] mettre à disposition du commandement des opérations de secours et voir comment [il] peut apporter son aide»[3]. Sur place, il insiste pour recevoir l'autorisation d'entrer dans la cathédrale avec ses collègues pompiers. Il pénètre alors dans la cathédrale en flammes, met à l'abri le Saint-Sacrement et participe, entre autres, au sauvetage de la chemise de Saint Louis et de la Sainte Couronne[6], qu'il dirige en tant que «conseiller technique»[5]. Entre-temps, il bénit la cathédrale avec le Saint-Sacrement: «c'est un acte de foi. Je demande à Jésus – que je crois réellement présent dans ces hosties – de combattre les flammes et de préserver l'édifice dédié à sa mère. Cette bénédiction coïncide avec le début d'incendie dans la tour nord. Et en même temps son extinction! Sans doute la Providence...»[7]. Depuis cette date, l'aumônier bénéficie d'une réputation de héros. Le prêtre refuse toutefois ce qualificatif, jugeant n'avoir fait qu'exercer son devoir d'exemplarité[3].
123Théophane Leroux, «Le Père Jean-Marc Fournier: aumônier et sapeur-pompier», Famille chrétienne, no1990, (lire en ligne, consulté le ).
↑Paul Aulagnier, «Un regard sur le monde politique et religieux», Item, no173, , p.7-11.
12345«Jean-Marc Fournier, prêtre, aumônier des pompiers de Paris et sauveur de la Couronne d'épines à Notre-Dame», BFMTV, (lire en ligne, consulté le ).
123Pierre Bouvier, «Jean-Marc Fournier, «pompier, prêtre et héros» de l’incendie de Notre-Dame», Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
↑L.T., «Le père Fournier, aumônier des pompiers, est entré dans Notre-Dame en flammes pour sauver la Couronne d’épines», L'Obs, (lire en ligne, consulté le ).
↑Hugues Lefèvre, «Exclusif - Père Fournier: «Dans Notre-Dame en feu, j'ai récupéré Jésus et béni la cathédrale»», Famille chrétienne, (lire en ligne, consulté le ).