Jean-Martin Folz

homme d'affaires français From Wikipedia, the free encyclopedia

Jean-Martin Folz, né le à Strasbourg, est un homme d’affaires français qui a notamment été le président-directeur général de PSA Peugeot Citroën de 1997[1] à 2007[2].

Faits en bref Président-directeur général Groupe PSA, 1er octobre 1997 - 31 janvier 2007 ...
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Biographie

Jean-Martin Folz est le fils de l'historien médiéviste Robert Folz. Après le lycée Sainte-Geneviève, il entre à l'École polytechnique en 1966 et devient ensuite ingénieur du Corps des mines.

Réputé aussi bon vivant en privé, qu'austère voire négligé en public, loin des mondanités, il ne dévoile guère sa vie privée, avouant seulement quelques passions : le vin, la plongée sous-marine et la musique baroque[3].

Parcours professionnel

Jean-Martin Folz est successivement :

Chez PSA Peugeot Citroën

Entré dans le groupe en 1995, il devient directeur de la division automobile en , puis directeur général délégué d'Automobiles Peugeot et enfin PDG le 1er octobre 1997, « adoubé » par Jacques Calvet. Il fixe rapidement des orientations stratégiques, qui sont couronnées de succès et desquelles il ne dévie que peu :

  • le maintien de l'indépendance du groupe ;
  • synergies industrielles internes entre Peugeot et Citroën ;
  • une politique de coopération industrielle ;
  • un groupe pour la mise en commun, deux marques concurrentes et égales ;
  • une politique sociale et environnementale en rupture avec « l'ère Calvet ».

Il est nommé « manager de l'année » par la revue Le Nouvel Économiste en 2001.

En 2003, il préside l'Association des constructeurs européens d'automobiles.

En quelques années, il fait passer les ventes du groupe de 2 à 3,4 millions d'unités, accélérant la croissance du groupe hors Europe de l'Ouest : en Amérique du Sud, Europe centrale, Chine…

En , il déclare[4] « L'hybride essence n'a pas d'avenir économique dans les régions où le diesel est bien accepté car il est beaucoup plus cher pour le même résultat ».

Les dernières années, la situation du groupe se dégrade progressivement. Début 2006, il annonce la fermeture du site anglais de Ryton. Rentables, les coopérations industrielles n'ont-elles pas pour revers la perte de compétences ? Après la chute de 60 % du bénéfice au premier semestre 2006, il annonce son départ à la retraite en . Il est remplacé le par Christian Streiff[5].

Autres fonctions ou missions

En 2007, il est également membre, avec Bertrand Collomb, d'une mission « diagnostic-vérité » du ministère de la Défense sur ses capacités militaires et ses coûts[réf. nécessaire]. Il est aussi nommé en à la commission Mallet qui doit rédiger un « livre blanc » sur la défense et la sécurité nationale, en vue d’actualiser celui de 1994[10].

Le , il devient président du conseil d'administration de Eutelsat, en remplacement de Giuliano Berretta[11]

Il est l'auteur en 2019 d'un rapport critique d'une trentaine de pages sur les échecs de le centrale nucléaire de Flamanville[réf. souhaitée][12]

Décorations

Notes et références

Voir aussi

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