Jean-Nathanaël Karakash est fils d'un pasteur grec de Turquie émigré en Suisse[1]. Il est ingénieur EPFL en informatique[1].
Carrière politique
En 1998, Jean-Nathanaël Karakash, alors gymnasien, s'engage pour le maintien de l'école de Couvet[2]. Il adhère au Parti socialiste en 2000[3]. La même année, il se présente pour l'élection du conseil général de la commune de Môtiers et promeut la fusion des communes du Val-de-Travers[4]. Il est élu et termine en deuxième position sur la liste socialiste[5].
Une année plus tard, il se présente aux élections cantonales[6]. Il se prononce pendant la campagne pour une baisse des impôts destinée uniquement aux personnes les plus défavorisées et voit la promotion de l'innovation et la réduction de la fracture sociale comme les principaux défis du canton de Neuchâtel[7]. Il est élu député au Grand Conseil le , terminant deuxième de la liste socialiste[8]. Il y siège jusqu'en 2007[9],[10]. Il prend la présidence du parti socialiste neuchâtelois en , succédant à Gisèle Ory[9]. Il occupe ce poste jusqu'à [3],[11]. En automne 2002, il fait partie du comité cantonal combattant la révision de l'assurance-chômage[12]. En tant que président du parti socialiste neuchâtelois, il soutient durant le même automne la candidature malheureuse de Jean Studer au Conseil fédéral pour la succession de Ruth Dreifuss[13].
Au printemps 2013, il fait partie du comité cantonal soutenant l'initiative populaire fédérale «La santé à un prix abordable»[14].
En 2006, il devient conseiller communal de Fleurier, une commune où il siégeait jusque-là au Conseil général[11]. En 2007, il est nommé conseiller stratégique du conseiller d'État Bernard Soguel, chargé du Département de l'économie[15]. En 2008, à la suite de la fusion de Fleurier avec d'autres communes et la création de la nouvelle commune de Val-de-Travers, il quitte son poste de conseiller stratégique et devient conseiller communal à Val-de-Travers[10]. Il reste à ce poste jusqu'en 2013[16].
Le , il est élu au Conseil d'État du canton de Neuchâtel. C'est à la tête du département de l'économie et de l'action sociale qu'il exerce sa fonction. Il préside le Conseil d'État de mi 2016 à mi 2017[11]. Après deux législatures au sein du gouvernement cantonal, il décide de mettre un terme à son mandat en 2021.
Famille
Jean-Nathanaël Karakash est marié et père de deux enfants[11].
Notes et références
12Serge Jubin, «Un espoir neuchâtelois candidat à l’exécutif», Le Temps, (ISSN1423-3967, lire en ligne, consulté le )
↑Christiane Meroni, «La jeunesse en bandoulière», L'Express, , p.10 (www.lexpressarchives.ch)
12«Jean-Nat Karakash passe la main», L'Express, , p.3 (lire en ligne)
↑Sandra Spagnol, «Jeunesses socialistes. En avant toute pour les communales», L'Express, , p.2 (www.lexpressarchives.ch/)
↑Mariano de Cristofano, «Gagnant dans les petites localités, le Parti socialiste progresse», L'Express, , p.10 (www.lexpressarchives.ch/)
↑FDM, «Val-de-Travers. Les socialistes présentent huit candidats au Grand Conseil», L'Express, , p.11 (www.lexpressarchives.ch/)
↑Rémy Gogniat, «Huit questions pour vingt candidats au Grand Conseil», L'Express, , p.3 (lire en ligne)
↑Mariano de Cristofano, «Val-de-Travers. Trois socialistes, trois libéraux et deux radicaux: les partis sont presque satisfaits.», L'Express, , p.8
12Sandra Spagnol, «Un Fleurisan pour président», L'Express, , p.5 (lire en ligne)
12«Exploitons le potentiel du canton!», L'Express, , p.5 (www.lexpressarchives.ch/)
1234«Karakash succède à Maire-Hefti», L'Express, , p.3 (lire en ligne)
↑Sandra Spagnol, «Un nouveau démantèlement», L'Express, , p.2 (www.lexpressarchives.ch/)