Jean-Pascal Couraud

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Jean-Pascal Couraud
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Jean-Pascal Couraud est né à Poitiers (Vienne) en 1960 et disparu (présumé mort) le à Tahiti (Polynésie française). Surnommé JPK, il est un journaliste français de le seconde moitié du XXe siècle.

Jean-Pascal Couraud arrive avec sa famille en Polynésie française à l'âge de cinq ans. Il réalise ses études supérieures en métropole à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence avant d'entamer en 1984 sa carrière de journaliste dans le journal Les Nouvelles de Tahiti dont il devient rédacteur en chef en 1986[1]. Il s'y révèle opposant déclaré, à Gaston Flosse, Président de la Polynésie française[2]. En 1988, à la suite d'un article contre lui qui fait scandale, Gaston Flosse fait saisir le journal et JPK doit démissionner[3]. Il se lance dans l'engagement politique notamment au côté de Boris Léontieff, tout en continuant à enquêter sur le pouvoir en place et l'utilisation de fonds publics. En 1996, il participe avec son frère aîné Philippe à la création du parti politique Fetia Api[4].

Il a eu deux enfants de deux femmes différentes[4].

Disparition

Déroulement de sa dernière journée et 1er enlèvement supposé (15h35-21h)

Le , après avoir reçu un appel téléphonique qui le trouble énormément, Jean-Pascal Couraud sort de la mairie d'Arue où il travaillait à 15 h 35. Il existe à partir de cet instant un trou dans l'emploi du temps, la seule certitude est qu'il se trouve à son domicile dans la soirée, ceci résumé dans une lettre trouvée chez Flosse fin [5], accusant celui-ci alors chef de la Polynésie française ainsi que le chef d'état Français, Jacques Chirac ainsi que les services secrets français, de collusion avec le Gip en ce mois de [6], d'avoir fait disparaître un journaliste fouillant de trop près les affaires des plus hautes instances françaises de l'époque[7], cette lettre s'avérant un faux en 2023[8]mais l'enquête continuant toujours néanmoins à l'heure actuelle[9],[10],[11].

Selon Vetea Guilloux, un ancien membre du groupement d'intervention de la Polynésie (GIP), Jean-Pascal Couraud se rend en voiture à Taunoa où habite alors Boris Léontieff et où lui est fixé un rendez-vous. Vetea Guilloux, qui a reçu l'ordre par radio de le suivre discrètement, en reçoit un autre lui demandant d'arrêter la filature. Constatant qu'aucune autre personne ne prend le relais, il décide de la continuer. JPK étant arrivé sur les lieux sort de son 4x4 et prend une pile de dossiers et de classeurs situés dans son habitacle. Il a à peine le temps de s'avancer qu'une fourgonnette blanche arrive. Il est alors 16 h 30. Plusieurs personnes en sortent et enlèvent le journaliste et ses documents. L'agent du GIP Vetea Guilloux se lance alors à leur poursuite. Étant toujours suivi, le fourgon arrive à la flottille de Motu Uta où Jean-Pascal subit un premier interrogatoire. Quant à Vetea, ne pouvant les suivre dans les locaux de la flotte administrative; c'est plus tard le lendemain qu'il saura les circonstances de la mort du journaliste. Il en ressort libre à 17 h, sa documentation ayant été confisquée. Il est alors raccompagné jusqu'à sa Suzuki grise par les GIP qui l'ont kidnappé précédemment. Couraud rentre en voiture chez lui où il restera jusqu'à 21 h.

2ème enlèvement supposé ce même jour et décès (21h-23h)

Il a alors une explication orageuse avec sa compagne polynésienne Miri Tatarata, une biologiste engagée dans la protection de l'environnement[12]. Cette dernière découvre dans la nuit un crâne humain dans le lit conjugal et un mot « Quoi que je fasse, où que j'aille, je continuerai à t'aimer »[13], ce qui conduira l'enquête à privilégier comme autre piste la thèse du suicide, JPK ayant fait plusieurs tentatives de suicide dans le passé. Sa compagne Miri appelle sa belle-mère et dit que son fils s'est jeté dans le ravin. Un enlèvement (deuxième si la thèse du premier enlèvement est privilégiée) se serait produit et il sera de nouveau emmené jusqu'à la flottille où attend une embarcation et où auraient déjà été mis les autres documents saisis en milieu d'après-midi (16 h 30). Ils auraient alors constaté qu'il leur manquait un dernier document. Malgré un interrogatoire musclé pendant plus d'1 h 30 min en plongeant et torturant le journaliste à plusieurs reprises (JPK refusant de le leur donner), ils auraient décidé à 23 h après avoir donné un dernier coup de fil de confirmation (et alors qu'il est évanoui) de le noyer. Il aurait donc été lesté de parpaings de 15 kilogrammes aux pieds et plongé aux environs de 2 000 mètres de fond entre Tahiti et Moorea au large de Papeete. Son corps n'a jamais été retrouvé.

Enquête en cours depuis 2004

Notes et références

Annexes

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