Jean-Paul Gallorini

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Jean-Paul Gallorini
Jean-Paul Gallorini 2016
Biographie
Naissance
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Jean-Paul Gallorini, né le à Marseille, est un entraîneur français de chevaux de course, qui a remporté 2 500 victoires, dont 2 080 en obstacles. Jean-Paul Gallorini a été sacré 11 fois meilleur entraineur de France.

Carrière

Fils d’une famille d’immigrés italiens, né en France à Marseille[1],[2],[3],[4], c'est par hasard que Jean-Paul Gallorini découvre le monde de l’entrainement des pur-sang alors qu'il se rendait en tant qu’apprenti maçon sur le site de Bonneveine (désormais Borely), où il se découvre une passion pour la course de chevaux, regardant les entrainements tôt le matin avant d'aller travailer[5].

Apprenti maçon, il rencontre l'entraineur Max Loviro chez qui il effectue des travaux, et devient ainsi apprenti jockey à l'âge de 16 ans[1],[5]. Il est dirigé assez rapidement vers les courses d'obstacles. Il remporte, sous 76 kg, la Grande Course de Haies de Marseille, ainsi que le Grand Steeple de Marseille[1]. C’est l'entraineur André Adèle qu’il rencontre la première fois à Cagnes qui le fait venir à Maisons-Laffitte en 1963[6].

En , à la suite d'un grave accident à Enghien, où il se fracture le crâne et la mâchoire, il cesse de monter les chevaux en courses et se consacre à l’entrainement de chevaux, réapparaissant sous ce titre sur les courses de chevaux en 1976[1]. Au début, il entraine ses propres chevaux qu’il détecte parmi ceux destinés à la boucherie, ce qui lui permet de les acheter à moindre coût. Selon Libération, il est connu pour amener à la victoire des chevaux considérés comme « finis »[7].

A la disparition de l’entraineur Georges Pelat, Jean-Paul Gallorini devient entraineur pour le marchand d’art Daniel Wildenstein jusqu’à sa mort en 2001[8]. Jean-Paul Gallorini continue d'entrainer par la suite les chevaux du milliardaire défunt et connaît une difficulté en 2011, alors que son entreprise emploie 25 salariés et héberge 60 chevaux : les six chevaux de Wildenstein sont interdits de courir par une décision de justice faisant suite à une querelle entre héritiers. Entre et , il perd 300 000 euros d'hébergement pour les six chevaux, plus le manque à gagner correspondant à des chevaux qu'il pourrait faire courir[9]. Le Figaro titre alors : « La succession Wildenstein menace une star du hippisme »[10].

Jean Paul Gallorini sera également l’entraineur d'importantes casaques, comme l'écurie Zingaro[7] ou celle du Comte Pierre de Montesson[11].

Il est le vainqueur de plus de 180 courses de groupe (plat et obstacle) dont 36 groupe 1 (obstacle). ll comptabilise au total plus de 2 500 victoires, dont 2 080 en obstacles[1]. Il a été reçu 11 fois la distinction de meilleur entraineur de l'année[12],[13].

Il a remporté 4 fois le grand steeple-chase de Paris : la première en 1979 avec le cheval Chinco[14], en 2001 et 2004 avec Kotkijet[15] et en 2009 avec Remember Rose[16],[17].

Il façonna quelques-uns des meilleurs jockeys d'Auteuil. Il est présent auprès de Christophe Soumillon, qui remporte deux victoires dans la Grande Course de Haies d’Auteuil[1].

Il fut le premier entraineur d’obstacle à faire confiance à une femme jockey, il est à l'origine de la carrière de Béatrice Marie[1].

Polémique

Palmarès

Références

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