Jean-Pierre Charland

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Jean-Pierre Charland
Charland au salon du livre de Montréal en 2018.
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Jean-Pierre Charland, né en , est un historien, un universitaire et un auteur québécois. Il a publié des ouvrages savants, des manuels d'histoire et des romans historiques se déroulant dans le Québec des XIXe et XXe siècles.

Positionnement intellectuel

Il est né dans une petite municipalité rurale du centre du Québec[1]. Sa mère est d'origine acadienne[2]. Il complète ses études collégiales au Cégep Édouard-Montpetit à Longueuil. Il obtient par la suite un baccalauréat, une maîtrise[3] et, sous la direction de Jean Hamelin, un doctorat en histoire[4] de l'Université Laval. En 2002, il y obtient un second doctorat en didactique de l'histoire[5] sous la direction de Christian Laville.

Après une première année d'enseignement à la Faculté des sciences de l'éducation de l'Université Laval (1981-1982), il est nommé professeur au département d'histoire à l'Université d'Ottawa[6] jusqu'en 1990 puis à la Faculté des sciences de l'éducation de l'Université de Montréal jusqu'à sa retraite en 2014[7]. Il poursuit maintenant son désir d'enseigner l'histoire à travers ses romans[8].

C'est depuis son plus jeune âge qu'il souhaite écrire des histoires. Il explique : « J'ai voulu écrire des histoires à partir du moment où j'ai compris qu'il y avait quelqu'un qui les inventait. À 6-7 ans, j'étais fasciné par la possibilité de raconter des histoires, d'entraîner des lecteurs dans mon imaginaire. J'ai commencé son premier roman à 12 ans mais je ne l'a pas terminé »[9].

Au début des années 1970, Jean-Pierre Charland a publié quatre romans destinés à un public adolescent ; les trois premiers sont des romans de science-fiction : Les Insurgés de Véga 3[10], L'Héritage de Bhor[11] et Le Naufrage[12]. Avec ce dernier, il remporte le prix Marie-Claire-Daveluy en 1973[13].

Au sujet de ses romans de science-fiction, il écrira plus tard :

«... j'ai passé mon adolescence dans les étoiles avec Isaac Azimov et Arthur C. Clarke : quand la version cinématographique d'un roman de ce dernier est sortie, 2001 A space Odyssey, je l'ai vu sept fois, dont trois la même journée...»[14].

Le quatrième, La belle rivière[15], est son tout premier roman historique.

Durant ses études de maîtrise, débutées à l'été 1977, il est amené à parcourir tous les numéros des principaux journaux publiés à Québec de la fin du XIXe siècle à 1930. C'est de cette façon qu'il découvre l'affaire Blanche Garneau. « Cette histoire, c'était du bonbon pour quiconque avait des prétentions littéraires »[14]. Le doctorat, puis le début d'une carrière de professeur l'occupent à temps plein. Il écrira le premier tiers de l'histoire inventée de Blanche Garneau en 1987-1988, recommencera à zéro en 1993 pour y revenir en 1996 à la faveur d'une année sabbatique. Il explique que « ces délais me permirent [...] de m'éloigner du fait divers pour ne plus vouloir faire qu'un travail de fiction »[14].

La publication d'Un viol sans importance[16], en 1998, marque son retour à l'écriture romanesque. C'est toutefois en 2007, qu'il s'y remet plus activement[1].

Selon Bélanger et Moisan[1], les romans de Jean-Pierre Charland sont « critiques, iconoclastes et féministes » :

Critique, car les personnages qu'il a inventé permettent de comprendre l'ambiance et les valeurs de l'époque. « Leurs identités sont complexes et souvent avant-gardistes ». Dans les romans de Charland perce une méfiance à l'égard des idéologies et des idées toutes faites. « Son point de vue demeure celui de l'historien social, avec une prédilection marquée pour la vie quotidienne et les gens ordinaires [...] De même, les idéologies telles que le nationalisme, le fascisme et le nazisme, servent d'arrière-fond et sont critiquées avec sévérité par l'auteur ».

Œuvres

Notes et références

Liens externes

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