Jean-Pierre Dedieu
From Wikipedia, the free encyclopedia
Jean-Pierre Dedieu, né le à Prat-Bonrepaux (Ariège, France), est un historien français spécialiste de l'histoire de l'Espagne.
Spécialiste reconnu de l'Inquisition espagnole depuis sa participation à l'ouvrage dirigé par Bartolomé Bennassar, où il a rédigé quatre chapitres[1], il a consacré sa thèse à l'Inquisition de Tolède[2]. Il s'est consacré depuis à l'étude du système politique de la monarchie espagnole au XVIIIe siècle et à l'introduction des techniques informatiques dans la recherche historique (système "Fichoz").
Il a été membre de la section scientifique de l’École des Hautes Études Hispaniques (Casa de Velazquez, à Madrid) de 1976 à 1979 (dont il a été ensuite membre du Conseil Scientifique), puis directeur de la Maison des Pays Ibériques (CNRS/Universités de Bordeaux II et Bordeaux III) de 1995 à 2005. Il a fondé et dirigé, entre 2005 et 2008, le Pôle Histoire numérique du Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes (LARHRA), dans l'équipe « Pouvoirs, Villes et Sociétés ». Il est directeur de recherches émérite au CNRS en histoire moderne, d’abord à l’UMR Framespa (Toulouse) et secondairement à l’IAO, puis à l’Institut d'Asie Orientale seulement (depuis 2018[3]).
Prise de position
Dans un article publié par la revue catholique Aleteia, il relativise la cruauté attribuée à l'Inquisition en affirmant que celle-ci « veillait à la santé spirituelle des Chrétiens », qu'elle « cherchait à sauver les âmes » grâce à « un usage encadré de la force ». Il passe sous silence l'appui de Torquemada au décret de l'Alhambra expulsant les Juifs d'Espagne. Il souligne le « progrès » des procédures inquisitoriales par rapport à la justice civile de l'époque médiévale : un procès personnel, codifié, étalé dans le temps[4].