Jean-Pierre Droz est auteur de diverses inventions. Il s'adonna à la gravure de médaille et à la fabrication des monnaies, frappa les monnerons, qui eurent cours sous la République, trouva le moyen de multiplier la gravure des coins de monnaie, invention qui fut appliquée à la fabrication des assignats, et fut nommé directeur de la Monnaie des médailles, aux côtés de Pierre-Joseph Tiolier et Jean-Bertrand Andrieu.
Essai en or d'un demi écu de 60 sols pour Louis XVI, 1786. Ce type, dit « de Calonne», n'eut pas de circulation courante.
Il grave en 1786 pour la Monnaie, sous Louis XVI, un nouveau modèle d'écu de 60 sols (3 livres) dans le cadre de la réforme monétaire voulue par Charles Alexandre de Calonne (1734-1802), ministre et contrôleur général des finances entré en fonction en 1783. Mais ce dernier est renvoyé le et cette monnaie ne sera pas mise en circulation bien qu'un petit nombre ai été frappé. Cet écu, qui bénéficiait des progrès, pour la fiabilité et la technicité de frappe au balancier, apportés par Droz, est appelé «écu de Calonne».
Jean-Pierre Droz grava ensuite quelques médailles et monnaies, entre autres sous le Premier Empire.
Essai en cuivre d'un demi-penny pour George III, frappé en 1790 à la Soho Mint de Matthew Boulton, avec inscription sur le bord en relief: RENDER TO CESAR THE THINGS WHICH ARE CESARS
Dans l'intervalle, il fut employé par Matthew Boulton à sa Soho Mint, où il a produit de nombreux essais en cuivre, ainsi que des pièces coloniales, dont la «un penny» destinée aux Bermudes (1793)[2].
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