Jean-Pol Lété
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Académie des beaux-arts de Mons (d) |
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Jean-Pol Lété, né le à Jemappes (province de Hainaut), est un artiste pluridisciplinaire, illustrateur, graveur, auteur de bande dessinée et de littérature d'enfance et de jeunesse belge francophone.
Jean-Pol Lété naît le à Jemappes[1]. Parmi ses premières lectures figurent Le Journal de Mickey et, plus tard, le Journal de Tintin, ce qui engendre sa déclaration de vouloir faire de la bande dessinée son métier[1]. Après ses humanités, il obtient un graduat en publicité et étalage, ainsi que son diplôme en illustration à l'École Supérieure des Arts Plastiques et Visuels de l'État à Mons (ESAPVE), en 1983[1]. Deux ans plus tard, il devient professeur à l'Académie des Beaux-Arts décoratifs de Binche, en atelier illustration, bande dessinée[1]. Au début des années 1980, le nom de Jean-Pol Lété apparaît au sommaire du Journal de Spirou, où il signe quelques scénarios de Stanislas[2], série d'Alain Maury[1]. Il collabore au magazine (À suivre), principalement avec Sergio Salma qui lui écrit les trois courts récits intitulés : SOS détresse (pour le numéro 76). Jeux dangereux (numéro 85) et Loin des yeux, loin du cœur (numéro 87)[1]. Par après, il mène des collaborations dans diverses publications. En 1984, dans l'éphémère revue polar Ice Crim's, il illustre la chronique Salle de bille hard, ainsi que des gags d'une planche[1]. Il dessine, en 1986, Le Pigeon, un récit court sur scénario d'Alain Maury dans le fanzine de bande dessinée Synopsis, sous la houlette de Frédéric Niffle[1]. Il a en projet la réalisation d'un roman graphique, contant les mésaventures d'un ventriloque, destiné à paraître dans (À suivre), sur scénario de Pierre Maury, frère d'Alain, mais qui n'obtient pas l'aval des éditions Casterman[1]. Avec Bertrand Gobaerts pour scénariste, il réalise une bande dessinée animalière : L'Âge bête de trente-deux pages au format à l'italienne destinée à la collection « X », des éditions Futuropolis[1]. L'album ne paraîtra finalement pas. Dans (À suivre), paraissent alors des séries de cinq gags s'articulant sur « un personnage, un objet » : tantôt un journal, tantôt une boîte d'emballage, tantôt encore un squelette. À la naissance de son fils en 1989, Jean-Pol Lété dessine une histoire en bande dessinée comme faire-part : Neuf mois en ballon![1].
Jusqu'en 2003, Jean-Pol Lété gère également Acamag, la revue des étudiants du cours d'illustration B.D. de l'Académie de Binche. Ensuite, il s'éloigne de la bande dessinée momentanément pour illustrer les cours de néerlandais dans Tremplin ou les Fables de La Fontaine en 1995-1996[1]. Il y revient avec un personnage sans emploi : c'est l'occasion pour lui de dénoncer le monde trompeur et mensonger du travail. En 2000, il participe au concours Artistes du Centre organisé à La Louvière et y reçoit le Prix de la Ville. Il entreprend par la suite la réalisation d’une série de cartes postales, projet qui lui offre l'occasion de s'initier à la maîtrise de la colorisation numérique[1].
Depuis, il se consacre à la réalisation d'autres projets liés à l'illustration de livres pour enfants ou pour adultes.
Parallèlement, il expose aussi ses œuvres essentiellement en province de Hainaut comme à Ath, Braine-le-Comte, Cuesmes, La Louvière, Mouscron, Soignies, mais également à Bruxelles. Il participe également à des expositions collectives, comme Flics et truands dans la BD belge à Jemappes en 1984 et, plus tard à Woluwe-Saint-Lambert et aux Casemates de Mons. Il est le récipiendaire de plusieurs prix, comme celui de la Triennale BD-Mons en 1983, puis du Festival des arts plastiques de Mouscron en 1990[1].
Il est au nombre des 18 artistes qui rendent hommage à Pol Bury au Château Gilson à La Louvière en 2022, à l'occasion de la célébration du centenaire de la naissance de l'artiste contemporain[3].
En 2025, au sein du collectif Quinconce, il expose ses linogravures à la Maison de l'imprimerie à Thuin[4].
Le Centre de la gravure et de l'image imprimée à La Louvière détient une de ses œuvres dans sa collection[5].