Jean-Baptiste-François de La Villéon descend de la famille de La Villéon, une ancienne famille noble de Bretagne, connue dans cette province dès l'an 1381. Fils aîné de Guillaume de La Villéon et de Marie Mathurine Gourdel, il est le chef de la branche «des Marais» de cette famille qui réside alors dans le diocèse de Saint-Brieuc, sur leur terre du Frescheclos, dans la paroisse de Pommeret (dans l'ancien département des Côtes-du-Nord)[1]. Cette famille porte pour armes «d'argent au houx arraché de sinople au chef de sable fretté de six pièces d'or».
Au cours de sa carrière, il fait dix-sept campagnes en mer, dont cinq avec des responsabilités de commandement sur divers bâtiments du Roi. Il prend part à la guerre d'indépendance des États-Unis, et participe à tous les combats des armées navales françaises sous les ordres des officiers généraux le comte de Guichen et le comte de Grasse. Le , à la bataille des Saintes, c'est lui qui commande le Ville de Paris, 104 canons, vaisseau amiral à partir duquel le compte de Grasse commande la flotte française.
Il épouse, à Saint-Malo, Marie Jeanne Duval dont il a eu six enfants cinq filles et Jean Marie de la Villéon qui sert dans la marine royale au département de Brest. Il est l’ancêtre d'Emmanuel de La Villéon.
Nicolas Viton de Saint-Allais (dir.), Nobiliaire universel de France: ou Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume, vol.9, Paris, Au bureau du Nobiliaire universel de France, (lire en ligne), p.442
Christian de La Jonquière, Officiers de Marine aux Cincinnati, Éditions Poliphile,
Jean-Baptiste François de La Villéon, Villéon, contre-amiral, à la Convention, N.-H. Nyon, , 16p.
Georges Six, Dictionnaire biographique des généraux et amiraux français de la Révolution et de l'Empire, tome II,