Jean Bardet (éditeur)
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| Naissance | |
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| Décès |
(à 73 ans) 14e arrondissement de Paris |
| Nom de naissance |
Jean Michel Bardet |
| Nationalité | |
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| Enfant |
| A travaillé pour |
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Jean, Michel, Bardet (Paris, - Paris, ) est un éditeur français qui, en 1937, a fondé avec Paul Flamand les Éditions du Seuil[1],[2],[3].

Jean Bardet, né à Paris dans le quartier de la Plaine-Monceau, est le troisième des cinq enfants d'Augustin Bardet et Madeleine Comont. La famille Bardet, originaire de Savoie, vivait à Paris depuis 1777 dans le quartier de l'Odéon. Augustin, comme quatre autres Augustin Bardet avant lui, était marchand de porcelaine. Madeleine, née à Yvetot, avait suivi à Paris une de ses sœurs installée avec son époux, héritier d'un négociant de Rouen, près du Parc Monceau.
Élève brillant au Lycée Carnot, Jean Bardet sert de modèle au sculpteur François Cogné pour le groupe La Leçon d'Histoire sur le monument aux morts érigé en 1921 dans la cour de l'établissement[4]. Après son baccalauréat, il passe avec succès le concours d'entrée à l'École des hautes études commerciales de Paris.
Il abandonne pourtant ses études et rejoint un petit groupe de militants catholiques, regroupés autour d'un religieux charismatique, l'abbé Jean Plaquevent, rencontré en 1929 et qui deviendra son guide intellectuel et spirituel[1],[5]. Ce dernier, toujours en quête d'initiatives pour "Refaire une nation chrétienne et française", lancera en 1935 les éditions du Seuil, d'abord avec l'un de ses premiers disciples Henri Sjöberg, et sa femme Jeanne Sjöberg. Jean Bardet, avec un autre disciple de Plaquevent, Paul Flamand, reprendra les rênes de la petite maison d'édition en 1937.
Les deux jeunes gens s'installent alors au 1, rue des Poitevins[6],[7] où Jean Bardet domicilie les éditions du Seuil. Les premiers titres publiés visent essentiellement un public catholique, en particulier la jeunesse scoute[1]. Mais la guerre va interrompre leur essor. Jean Bardet, mobilisé, combat dans les Corps-francs avant d'être fait prisonnier, tandis que Paul Flamand, de santé fragile, est réformé, avant de s'investir dans le mouvement "Jeune France[8]"[5].
